Avenir des personnes handicapées

31-05-2004  LIBRE
Du 1er au 3 juin, le projet de loi pour « l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » sera débattu à l'Assemblée nationale. De cette future loi dépendront, pour l'essentiel, les conditions de vie de plus de 5 millions de nos concitoyens atteints d'un handicap. Depuis des mois,l'Association des accidentés de la vie (FNATH) se mobilise pour que la loi garantisse effectivement les droits des personnes handicapées en agissant notamment autour de 4 priorités :
1. revenu d'existence,
2. emploi,
3. prestation de compensation universelle,
4. accès à tout pour tous.
Elle exhorte aujourd'hui le gouvernement et les députés à améliorer le projet de loi sur ces quatre points essentiels. Pour toutes les personnes handicapées qui ne peuvent travailler du fait de leur handicap, l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) constitue souvent la seule ressource pour vivre au quotidien. Comment vivre aujourd'hui avec cette allocation dont le montant (587,74 € mensuels) représente la moitié du Smic ? Laisser vivre des milliers de personnes en France, ne pouvant travailler du fait de leur handicap, avec comme seule ressource la moitié du Smic, n'est pas acceptable.

C'est pourquoi la FNATH demande pour les personnes incapables de travailler du fait de leur handicap, la garantie d'un revenu d'existence égal au Smic, supportant l'impôt et les cotisations sociales. En France, la discrimination à l'emploi des personnes handicapées est une réalité. Le taux de chômage des personnes handicapées atteint 26% en 2002, et 37 % des entreprises assujetties à l'obligation de la loi de 1987 n'emploient aucune personne handicapée. Pour une véritable prise de conscience des entreprises privées ou publiques, la FNATH souhaite que soit majoré significativement le plafond de la contribution actuelle des entreprises.

La FNATH milite pour une prestation de compensation universelle répondant aux besoins des personnes handicapées et attribuée quel que soit l'âge et le niveau de ressources. Comment peut-on justifier les barrières actuelles de l'âge (20 et 60 ans), qui conduisent à traiter les enfants handicapés dans une sphère, les adultes dans une autre et les plus âgés dans une troisième ?

Le principe d'accessibilité de la société pour l'ensemble des personnes handicapées est l'un des fondamentaux majeurs de l'intégration sociale. Depuis 1975, la situation n'a que très peu évolué et le principe d'accès à tout pour tous est loin d'être appliqué.

En savoir plus
www.fnath.org



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