De travailler plus pour gagner plus à gagner moins pour travailler encore

27-12-2011  LIBRE
On a encore tous présent à l'esprit le slogan de campagne de 2007 du candidat Sarkozy : travailler plus pour gagner plus. Après 1 seconde de réflexion, l'intérêt du slogan disparaissait très vite. On sentait bien que l'idée était simplement évidente... Encore heureux rajoutaient quelques esprits chagrins, tellement le propos du concept tombait sous le sens commun. Le nouveau slogan de campagne du même Sarkozy sera visiblement moins évident à faire passer...

Gagner moins pour travailler encore
Depuis que l'Allemagne est devenue l'Alpha et l'Oméga de la politique française, Nicolas Sarkozy semble inspiré par une idée forte pour l'emploi : "Gagner moins pour conserver son emploi".

Selon Le Monde et Les Echos : "il faut accentuer le développement d'accords compétitivité-emploi, sur le modèle de l'Allemagne. Le principe : échanger temporairement des baisses de salaires et/ou de temps de travail contre une préservation de l'emploi (...) En clair, il s'agirait de permettre aux chefs d'entreprise de négocier avec les représentants du personnel des accords (...) En échange d'une flexibilité accrue des salariés, ceux-ci obtiendraient des garanties pour leur emploi ou des investissements. Ces accords s'imposeraient automatiquement aux salariés, sans nécessité de signer des avenants individuels au contrat de travail comme actuellement (...)".

Dans la série : du sang et des larmes, que le gouvernement a initié au mois de novembre avec le plan de rigueur, l'idée a du bon pour les entreprises. En effet, cela reviendrait à transformer les salariés en sorte "d'actionnaires" de l'entreprise sans aucun titre ni aucun droit, si ce n'est celui de participer aux pertes mais jamais au bénéfices. Pas mal...

Le problème, c'est que les salariés ont déjà donné
- Souvenons-nous de l'usine Continental Automotive du sud-ouest de la France dans laquelle une majorité des 2.500 employés avait accepté de revenir aux 40 heures et d'abandonner les primes pour sauver l'emploi sur le site. Quelques mois plus tard, en 2009, dans une vague de colère sans précédent, les "Conti" avaient appris la décision de, finalement fermer le site.

- On peut aussi rappeler l'usine General Motors à Strasbourg qui était largement bénéficiaire mais qui trouvait injuste de payer les salariés français 14% de plus que les salariés mexicains, alors si les Strasbourgeois voulaient conserver l'emploi, ils devaient faire un effort et baisser de 10 % le coût de leur main-d'oeuvre, sans cela le Mexique serait l'heureux bénéficiaire du dumping social.

Il y a tellement d'exemples que la place manque...

Mais, de toute évidence la campagne électorale s'annonce passionnante. En effet, comment les communicants politiques vont-ils s'y prendre pour habiller de bleu une idée aussi noire... A suivre donc.

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