Les étranges associations de l'UMP

27-05-2014 SOCIETE LIBRE
Il n'y a pas que l'affaire Bygmalion dans la vie. Et l'imagination de certains hommes politiques est sans limites... L'histoire que nous allons vous raconter participe grandement au malaise général que traverse notre pays. Pire, ce genre de situation rejaillit sur l'ensemble des associations et favorise l'émergence d'une remise en cause globale de la subvention en France.

Il est alors facile, pour des organisations comme Contribuables associés, de vilipender le gaspillage des subventions et d'attaquer à chaque tribune, le bien fondé de l'existence même des associations (1).

Voici l'histoire...
Au coeur de cette affaire, apparaissent deux associations de loi 1901, l'Union républicaine du Sénat (URS) et le Cercle de réflexion et d'études sur les problèmes internationaux (Crespi), dont le groupe UMP du Sénat est le principal contributeur.

Comme souvent, l'enquête a démarré par un signalement de Tracfin (2) en juillet 2012.

C'est la Brigade de Répression de la Délinquance Astucieuse (BRDA) de la police judiciaire qui commence l'enquête sur une suspicion d'abus de confiance et de blanchiment. Dès le 6 novembre 2013, le parquet de Paris décide de nommer un juge parisien, René Cros qui élargit rapidement l'enquête à des faits de détournement de fonds publics.

Les détournements de fonds pourraient s'élever à près de 400.000 euros sur 2 ans
Entre 2009 et 2012, près de 400 000 euros auraient été versés par le groupe UMP à l'Union républicaine du Sénat (URS). Une partie de cette somme a par la suite été débitée au profit de plusieurs sénateurs. En revanche, à ce stade de l'enquête, nous ignorons aujourd'hui le montant des versements que le Crespi a touché. L'enquête précise simplement que des débits en cartes de crédit et en chèques sont en cause.

Dans un communiqué publié le 20 mai 2014, le groupe UMP du Sénat a "démenti formellement tout détournement de fonds publics".

A ce stade de l'enquête, nous ne savons pas ce qui s'est réellement passé et s'il y a ou non culpabilité. Mais, on ne peut que de nouveau se demander pourquoi, ni les sénateurs, ni les députés, ne souhaitent abolir une bonne fois pour toute la désormais célèbre "Réserve parlementaire". (3)

Il ne faut pas oublier qu'il s'agit pour les députés, d'une enveloppe de 90 millions d'euros et 60 millions attribués aux sénateurs. Dans les deux cas, l'utilisation finale des sommes allouées reste des plus opaques...

En savoir plus
(1) L'observatoire des subventions tient sa lorgnette à l'envers - Lettrasso du 05-11-2013

(2) Tracfin est la cellule française de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme qui dépend du ministère des finances Tracfin

(3) La réserve parlementaire, le droit de cuissage des députés sur les associations ? Lettrasso du 04-02-2014

Associations et clientélisme politique : un couple d'enfer - Lettrasso du 24-12-2013



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