Loi de finance 2003

01-10-2002  LIBRE
Nous mettions en garde sur les dérives néolibérales possibles du gouvernement Raffarin dans une news mise en ligne au mois de juin. Cette news se terminait ainsi, on attend 6 mois et la bétise crasse d'une droite qui n'a rien compris à rien se fera jour après jour de plus en plus évidente. Et encore une fois, le mal sera fait. Sans être de parti pris, mais dans une simple analyse citoyenne de notre pays, cette inquiétude se trouve plus que fondée dans les prises de décisions récentes de ce gouvernement. Nous passons sous silence l'aspect tout sécuritaire d'une politique qui préfère miser sur la police que sur une mixité prévention-répression qui se devaient certes d'être plus clairement expliquée (car déjà mise en oeuvre, mais sans la communication du couple Raffarin Sarco) et mieux budgétisée. Mais, le fait de supprimer en priorité les postes de surveillants et éducateurs et de remettre en cause l'emploi jeune qui permettait un maillage efficace du terrain à moindre coût et déjà en soi une indication précise de ce qui se prépare. La présentation par le gouvernement du projet de loi de finances pour 2003 est à ce titre révélateur d'une crise à venir. Ce projet de société à la mode Raffarin se veut caractéristique d'un Etat moderne recentré sur ses fonctions régaliennes de base. En fait, il signe le désengagement de l'état des missions d'interventions sociales et économiques. Cette politique avant tout fiscale donne la priorité au secteur marchand à la base d'un cercle vertueux de confiance en matière d'emplois et de création de richesses.
Cette volonté politique n'est pas sans conséquences pour le monde associatif. Ainsi les secteurs de la justice (+ 7,4%), le secteur de la sécurité intérieure (+1,6%) ; le secteur de la défense (+5,4%) ont été largement favorisés au détriment du secteur du Travail, de la Santé et de la Solidarité (- 3,5%), du secteur de la culture et de la communication (-5,2%), du secteur de l'écologie et du développement durable (-0,2%) pour ne prendre que les exemples les plus significatifs. En l'absence de précisions sur le sort réservé aux crédits en faveur de la vie associative dans tous les ministères, la CPCA (Conférence Permanente des Coordinations Associatives)retient déjà que plus aucun conventionnement ne sera signé en 2003 en ce qui concerne le dispositif nouveaux services Emplois Jeunes, les outils de pérennisation prévus par le gouvernement précédent pour un montant estimé à 3 milliards d'euros sur 5 ans deviennent des mesures transitoires dont personne ne connaît ni la teneur, ni l'ampleur alors que 100 000 postes ont été créés dans le secteur associatif.
Nous allons comme la CPCA suivre les agissements de ces gens là de très près...



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