Partageons nos cultures et nos soucis de fin de mois

09-07-2013  LIBRE
Je ne sais pas si vous connaissez l'institut départemental de développement artistique et culturel de la Gironde, Iddac pour les intimes... Il s'agit d'une association qui fait un travail extraordinaire dans le soutien aux différentes formes des arts vivants et qui accompagne sans faiblir les acteurs culturels, artistiques et institutionnels dans la mise en œuvre de leurs projets.

Cette association, hélas comme beaucoup d'autres, est victime des réductions budgétaires.

Le Conseil Général de la Gironde a appliqué à l'Iddac une baisse de subvention de 4,5 % en 2010 et de 10 % en 2013 qui contraint l'association à des efforts extrêmes pour maintenir ses activités et un fonctionnement en adéquation avec son cahier des charges.

Une semaine de chômage a été consenti par l'ensemble du personnel en septembre 2012, une réduction volontaire du temps de travail de 5 salariés depuis juillet 2013 et hélas la suppression de certaines de ses activités.

Pour 2014, même à subvention égale, les efforts individuels et le chômage partiel consentis par le personnel en 2013 ne pouvant se renouveler, l'Iddac sera confronté à de sérieuses difficultés.

Une nouvelle baisse de la subvention du Conseil Général ne permettrait plus alors le maintien de la totalité des emplois. Le devenir de l'Iddac est donc à ce jour inquiétant d'autant plus que la convention triennale qui lie l'Iddac à sa tutelle s'achève le 31 décembre 2013....

En tant de crise, les politiques font toujours la même erreur : réaliser des économies dans le domaine culturel comme si la culture était une simple cerise sur la gâteau et pas le gâteau lui-même...

La culture inutile en tant de crise ?
La place de la culture dans une société libérale et démocratique comme la nôtre a toujours été suspecte et controversée.

Suspecte, elle l'est assurément :
1. elle coûte cher (aides de l'Etat, des collectivités locales, des mécènes, etc.),
2. elle rapporte peu (ce qui n'est pas vrai (1)),
3. elle crée des troubles, parfois même de l'agitation et pose ou aide à se poser des questions souvent provocatrices.

Controversée, elle l'est tout autant
Un ministre de la culture, dans les années 70, résumait assez bien ce que les politiques pensent de la culture : "La sébile d'une main, le cocktail Molotov de l'autre. On ne peut pas accepter de financer des insultes...". Ce brave ministre, comme tous ses semblables, avait oublié que l'argent des subventions appartient à tous et non pas à une petite caste de privilégiés...

Comment faire vivre des théâtres, produire des spectacles, si l'Etat et les collectivités territoriales n'ont pour seule réponse que de réduire les moyens ? Et la lecture ? Et l'apprentissage de la musique ? Oui, contrairement à ce qu'affirment les libéraux (qui se sont livrés avec délectation aux mains des financiers), l'Etat est indispensable pour assurer la justice, la solidarité, la fraternité et l'accès à la culture pour tous.

En savoir plus
(1) La culture, c'est le plus souvent très rentable. Nous pouvons tous constater que les investissements culturels ont des effets bénéfiques sur l'économie (le musée Pompidou à Metz, le Louvre à Lens, etc.). La culture a toujours été un atout majeur pour l'économie française.

Posons nous simplement la question : pourquoi la France est-elle la première destination touristique au monde ? Pour communier en silence devant une émission de TF1 ou bien pour admirer nos villes, nos monuments, parcourir nos festivals, voir nos films, goûter notre cuisine ? Notre culture, dans de très nombreux domaines, est le fait d'un savoir-faire et d'une tradition universellement reconnus. L'ignorer, c'est tuer la manne touristique.

www.iddac.net

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