Pour une nouvelle politique publique du logement

26-01-2010  LIBRE
Les associations sont et seront toujours utiles pour tendre la main à ceux qui trébuchent, pour éviter qu'ils sombrent. Mais elles n'ont pas les moyens de se substituer aux pouvoirs publics dont le travail est de fournir des politiques plus solidaires.

La précarité est aujourd'hui à un seuil d'alerte : 4 millions de personnes vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté ; un déficit d'un million de logements ; près de 100.000 personnes vivent dans la rue ; des taux de chômage qui, même s'ils baissent légèrement, sont encore très élevés ; plus 1.200.000 allocataires du RMI qui viennent s'ajouter aux chômeurs.

Ces mots sont ceux de Olivier Berthe, président des Restos du coeur...

27 associations de solidarité dont les Restaurants du Coeur demandent la mise en oeuvre immédiate par le Gouvernement d'une nouvelle politique publique du logement répondant aux obligations de résultats en matière de logement et d'hébergement confirmées par la loi Dalo (Droit au logement opposable) du 5 mars 2007.

M. Marc Dolez (député PS - Nord) demande à Mme la ministre du logement et de la ville de bien vouloir lui indiquer les réflexions que lui inspire la proposition d'unifier les statuts de tous les centres d'hébergement et pérenniser leurs financements.

Réponse du ministère publiée au JO le 19/01/2010
Le statut des centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CNRS) peut représenter pour les personnels et les personnes accueillies des avantages et des garanties.

En effet, ce statut offre à l'établissement des conditions de financement plus sécurisées (régime de la dotation annuelle de fonctionnement), par rapport aux établissements qui ne disposent pas de ce statut (régime de la subvention). Le fonctionnement de l'établissement est plus réglementé.

La participation des usagers est davantage formalisée. Les contrôles y sont plus étendus, en raison des obligations de l'établissement en ce qui concerne l'utilisation des fonds, la présentation de ses comptes et l'évaluation de l'action menée.

Par ailleurs, les places d'hébergement, qui sont sous statut CHRS, sont en moyenne mieux financées que les places qui n'y sont pas. Cette différence s'explique par le niveau moyen de qualification des personnels supérieur dans les CHRS.

À l'occasion des récentes mesures prises par les pouvoirs publics (plan renforcé d'action pour les sans abri en 2007, mesures prises par le Premier ministre à la suite d'un rapport que lui a remis, à sa demande, le député Etienne Pinte en 2008), l'amélioration de la qualité des prestations dans l'hébergement social s'est notamment traduite par l'extension du nombre de places d'hébergement sous statut CHRS qui est ainsi passé de 31 185 en 2006 à 38 298 en 2008.

La proportion de places ayant ce statut représente désormais 58 % du parc d'hébergement. Ceci traduit un renversement de tendance puisque dans une période antérieure, le développement du parc s'était essentiellement traduit par l'extension du nombre de places hors CHRS (places en centres d'hébergement d'urgence, places d'hôtels financées par subvention).

Par ailleurs, fin 2008, le plan de relance a confirmé cette tendance en incluant la création de 800 places sous statut CHRS sur un total de 1 000 places à créer en 2009.

En savoir plus
Le site de la FNARS



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