Que deviennent les radios associatives ?

20-11-2012  LIBRE
Souvenez-vous en 1981, l'éclosion des radios associatives. Elles devaient permettre le pluralisme, la démocratie à la portée d'oreille, la vraie culture... Passons sur les errements des premiers temps, oublions NRJ et autre Nostalgie et concentrons nous sur celles qui restent. Et, hélas, sur les difficultés qu'elles rencontrent...

De nombreuses radios associatives sont adhérentes de l'EPRA (Échanges et productions radiophoniques) (1), institution publique visant à consolider la production et la diffusion d'émissions portant sur la vie sociale et culturelle des habitants de nos territoires.

La mémoire de ces émissions produites par plus de deux mille auteurs et qui compte plus de dix mille programmes, témoigne du "vivre ensemble" dans notre pays.

Elle n'a pas d'équivalent au monde.

Or il semblerait que le financement du groupement et sa pérennité soient menacés, ce qui serait catastrophique pour les radios associatives.

Réponse du ministère publiée au JO le 13/11/2012 (2)
Le Gouvernement porte une attention toute particulière à la politique d'échange et de diffusion de programmes radiophoniques depuis la création de l'EPRA (Échanges et productions radiophoniques).

Le ministère de la culture et de la communication s'est d'ailleurs tout particulièrement investi dans le projet de numérisation des archives de l'EPRA.

Il connaît par ailleurs le fort attachement des radios associatives à cet outil qui achète des émissions produites par les radios adhérentes et les redistribue vers le réseau des 170 radios associatives adhérentes, qui les diffusent sur l'ensemble du territoire national.

Cette mutualisation permet d'enrichir les grilles des radios avec des programmes de qualité sur des thématiques chères au ministère telles que la politique de la ville, l'immigration, le dialogue interculturel, l'égalité des chances et la lutte contre les discriminations.

Pourtant, aujourd'hui, les missions de l'EPRA sont compromises en raison d'importantes difficultés financières.

C'est pourquoi, une concertation sur son avenir est actuellement conduite avec le Secrétariat général du Comité interministériel des villes (SG-CIV), associant les administrations concernées et les représentants des radios (les sept représentants des radios au conseil d'administration et les deux syndicats des radios associatives), en parallèle du travail mené au sein du conseil d'administration de l'EPRA.

Par ailleurs, M. Hervé Masurel, Secrétaire général du SG-CIV, assure la présidence de l'EPRA depuis le 29 mars dernier et le conseil d'administration s'est réuni le 29 mars et le 25 juin dernier.

En savoir plus
(1) EPRA (Échanges et productions radiophoniques)

(2) Question posée par M. Rudy Salles (député Union des démocrates et indépendants - Alpes-Maritimes) à Mme la ministre de la culture et de la communication

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