Ateliers et chantier d-insertion en danger

07-07-2008
Les difficultés financières que rencontrent les associations d’insertion sont aujourd’hui une sinistre réalité. Les raisons sont multiples et le secteur n’est visiblement plus la priorité de ce gouvernement. Les aides et exonérations qui étaient jusqu’à présent la part de l’état dans une implication associative réelle et effective sur le terrain, sont toutes en train de disparaître. La suppression des exonérations de la cotisation Accident du Travail dont bénéficiaient encore à ce jour les contrats aidés (Contrat d’accompagnement dans l’emploi et Contrat d’avenir) en est le dernier exemple.

En effet, ces associations n’ayant pour seule vocation que l’insertion des salariés, elles ne peuvent faire supporter le surcoût induit par cette cotisation aux produits issus de leur activité.

Aussi, compte tenu du rôle très important de ces associations pour l’insertion des salariés, M. Pierre Forgues (député PS - Hautes-Pyrénées) demande à M. le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, s’il envisage une aide au poste incluant une prise en charge plus réaliste du coût salarial chargé des personnes accompagnées dans leur parcours d’insertion.

Réponse du ministre publiée au JO le 01/07/2008
Compte tenu de leur mission d’insertion et de la limite maximale qui leur est imposée de 30 % de recettes de commercialisation, les ateliers et chantiers d’insertion bénéficient de conditions particulières d’aide de l’État pour les contrats aidés qu’ils recrutent.

Ainsi pour les contrats d’avenir, ils perçoivent une aide de l’État non dégressive de 90 % de la rémunération à leur charge.

La suppression de l’exonération de la cotisation accident du travail (AT/MP), vise à responsabiliser les employeurs, notamment sur les questions de sécurité au travail.

La suppression de cette exonération de cotisations représente cependant un coût financier supplémentaire pour les structures d’insertion par l’activité économique, notamment les ateliers et chantiers d’insertion, car l’essentiel de leurs charges est constitué par les rémunérations servies aux salariés en insertion.

Pour cette raison, le Gouvernement s’est engagé, tout en préservant l’objectif de cette nouvelle disposition visant à responsabiliser pleinement les employeurs sur la gestion des risques professionnels, à ce que les modalités de calcul de l’aide de l’État liée aux contrats d’avenir conclus par les ateliers et chantiers d’insertion soient modifiées afin d’intégrer dans l’assiette de calcul de l’aide les cotisations accident du travail et maladie professionnelle (AT/MP).

En outre, des travaux seront conduits afin de définir un taux AT/MP spécifique pour les ateliers et chantiers d’insertion.



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