Les jardins d-insertion

25-11-2003
Face à la montée des situations d’exclusion depuis une vingtaine d’années, est apparue une catégorie de jardins collectifs dont l’objectif, davantage que la production maraîchère, est la réinsertion de personnes en difficulté sociale ou professionnelle (chômeurs, bénéficiaires du RMI, handicapés, personnes isolées, jeunes en difficulté scolaire, anciens détenus ...), sous l’égide d’un animateur bénévole ou salarié chargé de leur accompagnement.



Ces jardins d’insertion ont été reconnus et réglementés par la loi d’orientation du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions, ainsi que par ses textes d’application, qui les intègrent dans le cadre plus large des chantiers d’insertion.



S’il n’existe pas de statistiques précises sur ces jardins, on estime leur nombre à quelques milliers, regroupés (comme les jardins familiaux) en associations :

1. Jardins d’aujourd’hui,

2. Jardins de la solidarité,

3. Jardins cultivons la solidarité,

4. Restaurants du coeur,

5. Jardins de cocagne,

etc...



2 types de Jardins d’insertion :

1. les jardins d’insertion par le social cherchent avant tout à réintégrer socialement les publics les plus stigmatisés. L’activité de production y est relativement accessoire en tant que telle, sa fonction thérapeutique étant privilégiée. Les produits récoltés sont soit conservés par les jardiniers, soit destinés à des structures caritatives (Banque alimentaire, Secours populaire, Restaurants du coeur ...).



2. les jardins d’insertion par l’économique font également de l’activité de jardinage un moyen de réinsertion dans la société, mais aussi le préalable à la réintégration du monde économique, l’objectif à terme étant de retrouver un emploi. L’activité de production y occupe donc une place plus importante. En conséquence, les produits récoltés sont commercialisés et permettent aux jardiniers de se constituer des revenus d’appoint.



Quelle que soit leur approche -sociale ou économique- du phénomène de l’exclusion, les jardins d’insertion assoient leur activité sur des parcelles dont le statut est particulièrement précaire. Cette précarité permet de répondre rapidement à des situations urgentes en engageant des actions adaptées sans susciter les craintes des propriétaires des parcelles. Elle s’accompagne cependant de nombreux inconvénients : la durée d’exploitation des parcelles est souvent insuffisante pour obtenir des jardins de qualité, les investissements sont difficilement amortis et la stabilité nécessaire à la réussite de la démarche d’insertion se trouve remise en cause.



Une loi pour péréniser les parcelles de terrain :

La proposition de loi présentée par le Sénat (très structurée au plan juridique), comporte douze articles. Elle vise globalement à donner une nouvelle impulsion à la création de jardins collectifs en confortant le régime juridique des jardins familiaux et en l’étendant en majeure partie aux jardins d’insertion. Le projet de loi



Source : Le Sénat



Depuis 1999 au service des associations

Abonnez-vous à LettrassoPlus

Abonnez-vous au Forum Juridique

Le pack Lettrasso + et Forum Juridique