Soutien aux radios locales associatives

20-03-2006
L’enquête sur le Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), demandée à la Cour des comptes dans le cadre des dispositions de l’article 58-2° de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF), par la commission des finances du Sénat présidée par M. Jean Arthuis (UC‑UDF‑Mayenne) a donné lieu, le 1er mars 2006, à une audition pour suite à donner. Au cours de cette audition ouverte aux membres de la commission des affaires culturelles, il est apparu que le FSER avait atteint l’objectif fixé par le législateur en 1982 : les aides du FSER ont contribué à l’enrichissement du tissu des radios associatives locales, en aidant près de 600 radios en 2005, soit trois fois plus que lors de la création du fonds en 1982.

Inquiétude chez les radios locales associatives
A la veille du vingt-cinquième anniversaire de la légalisation des radios libres, la commission des finances du Sénat a toutefois souhaité une réforme du FSER, selon les propositions de M. Claude Belot (UMP-Charente-Maritime), rapporteur spécial des crédits des médias.

Ce Monsieur souhaite ainsi :
1. orienter les subventions vers des aides à projets,
2. mettre en place une mesure d’audience plus stricte des radios locales,
3. augmenter le plafond de 20 % de ressources publicitaires pour bénéficier des aides afin d’encourager la diversification des ressources des radios locales.

Diriger les stations non commerciales vers davantage de publicité est une connerie.

Les radios non commerciales sont financées, pour une large part, et depuis 1986, par un Fonds de soutien à l’expression radiophonique, selon un processus d’attribution essentiellement automatique, à l’instar de ce qui existe pour les aides à la presse écrite. Le projet de décret fixant le fonctionnement du nouveau FSER revient à conditionner l’octroi d’une partie substantielle de la subvention annuelle à l’acceptation préalable, par les pouvoirs publics, de projets éditoriaux présentés par les radios associatives.

C’est la première fois que l’Etat tente ainsi de s’immiscer dans le contenu éditorial des radios libres. Il s’agit là d’une intolérable dérive qui, si elle passait, ferait partie de toute une série de mesures liberticides, tant vis-à-vis des radios associatives que de la presse en général, ainsi que des associations et du secteur culturel dans son ensemble.

En savoir plus
le site ACRIMED (Action-CRItique-MEDias)
Syndicat National des Radios Libres



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