La Belgique : terre d'accueil pour exilés fiscaux ou handicapés

17-05-2016 ACTUASSO LIBRE
Sous ce titre provocateur se cache une réalité beaucoup moins drôle. La France n'est pas capable, faute de places en établissements spécialisés, d'accueillir certaines personnes porteuses de handicaps, notamment mentaux et neurologiques. Elles sont alors contraintes de s'exiler en Belgique et de s'éloigner de leur famille ce qui n'arrange rien. Pire, ceux dont les familles n'ont pas les moyens de l'exil, sont obligés de rester en France sans qu'aucun accueil ne soit proposé.

Est-il possible d'imaginer que notre pays envisage le développement de structures adaptées pour mettre fin à cette situation insupportable, tant pour les porteurs de handicaps que pour leurs familles ?

"L'arrêt des départs non souhaités de personnes handicapées vers la Belgique, ainsi que l'amélioration de l'accompagnement des personnes dans une situation complexe de handicap constituent deux objectifs prioritaires de la politique du handicap menée par le gouvernement" dixit le ministre des Affaires sociales.

Ce qui est vrai, c'est que l'instruction DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/2016/22 du 22 janvier 2016 a mis en place une procédure visant à éviter ces départs.

Cette instruction précise que : "dès lors qu'une maison départementale des personnes handicapées (MDPH) estime qu'aucune solution de proximité n'existe dans le cadre de l'offre disponible, celle-ci sera tenue d'élaborer un plan d'accompagnement global, proposant une solution adéquate de proximité, soumis à l'accord exprès de la personne handicapée ou de sa famille". Elle fait quoi ? Elle paie les billets de car (Macron comme il se doit) pour la Belgique ?

Répondre aux sollicitations des associations de terrain que "pour construire cette solution en partenariat avec les différents acteurs susceptibles d'intervenir dans l'accompagnement de la personne, et le cas échéant, avec les financeurs (agences régionales de santé (ARS) ou conseils départementaux), des crédits d'amorçage de 15M d'euros sont délégués en deux vagues successives aux ARS pour financer trois types de solutions :
1. les interventions directes de professionnels spécialisés au domicile,
2. les renforts de personnels dans les établissements médico-sociaux de proximité,
3. les créations de places sur mesure en établissements et services sociaux et médico-sociaux.
" n'est pas une bonne réponse...

Le programme pluriannuel 2008-2016 de création de places en établissements et services pour personnes handicapées avait, parmi ses principaux objectifs, la réduction des listes d'attente et la création de 50 000 places nouvelles pour enfants et pour adultes handicapés et ce, pour un budget de 1,45 milliard d'euros. Où en sommes-nous ?

Quid des 10 000 places promises en établissements et services d'aide par le travail (ESAT) créées sur des financements d'Etat pour un montant estimé à 213 millions d'euros ainsi que les places créées par les conseils départementaux dans les établissements et services relevant de leur compétence (foyers, SAVS) ?

Enfin, la conférence nationale du handicap du 11 décembre 2014 avait été l'occasion d'annoncer des mesures fortes en faveur de la scolarisation des élèves handicapés, telles que l'attention portée à l'externalisation des unités d'enseignement. Paroles, paroles, paroles ?

Espérons que poser ces questions n'est pas déjà une certaine façon d'y répondre...



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