01-12-2003   LIBRE

Enquête auprès des ces

En 2002, la DARES a lancé une enquête visant à interroger sur leur parcours professionnel, les anciens bénéficiaires de CES (contrat emploi-solidarité) sortis de la mesure fin 1999 (encadré 1). Deux ans et demi après la fin de leur CES, près de 60 % des anciens bénéficiaires sont en emploi. Mais plus de quatre fois sur dix, il s'agit toujours d'un emploi aidé. Cette difficulté à sortir de la sphère des contrats aidés s'explique en partie par la possibilité de prolonger un CES par un CEC (contrat emploi consolidé): à l'issue de leur contrat, 28 % des bénéficiaires sont embauchés chez le même employeur, le plus souvent en emploi aidé.

Les plus de 50 ans pénalisés
Les bénéficiaires âgés de plus de 50 ans à leur embauche retrouvent très rarement l'emploi classique après leur passage en dispositif. Au cours des 21 mois qui ont suivi la fin du CES, ceux qui ne sont pas partis en retraite y ont passé en moyenne moins de quatre mois, tandis que les plus jeunes y ont passé plus de 9 mois. La différence la plus marquée est entre les femmes de plus de 50 ans et les hommes adultes (30 et 40 ans): au moment de l'enquête, seules 13 % de celles qui ne sont pas parties en retraite occupent un emploi de droit commun alors que près de la moitié des hommes adultes sont dans ce cas.

Des résultats contrastés
Des bénéficiaires prioritaires diversement accueillis en CEC à la sortie du CES. Alors que le CEC leur était initialement destiné, les publics prioritaires n'y sont pas davantage embauchés que les autres à l'issue de leur CES. Mais cette observation globale ne doit pas cacher des situations contrastées : moins de 7 % des allocataires du Rmi sans emploi depuis plus d'un an sont en CEC après leur CES, soit plus de quatre points au dessous de la moyenne, contre plus de 18 % des travailleurs handicapés. Et il s'agit surtout de bénéficiaires diplômés : 38 % des publics prioritaires embauchés en CEC sont titulaires du bac alors que ce n'est le cas que de 16 % pour les publics non prioritaires.

L'intégration, un système à revoir
Moins d'un tiers des anciens bénéficiaires rencontraient fréquemment leur employeur au cours du CES et plus de la moitié jamais. Ces rencontres sont l'occasion de bilans concernant le déroulement du contrat. Lorsqu'elles sont fréquentes, elles favorisent le retour à l' emploi classique et sont le signe d'une bonne intégration dans le collectif de travail : 62 % de ceux qui en bénéficient pensent que leur employeur considérait le CES comme un véritable emploi, contre 52 % de ceux qui ne le rencontraient jamais. Le maintien de relations fréquentes avec l'ANPE, qui concerne 23 % des anciens bénéficiaires, ou encore le cumul d'un deuxième emploi avec le CES sont des facteurs de réinsertion importants.

Source : Ministère du travail

Voici le tag Internet à sélectionner, à copier et à coller sans transformation dans la page du site où vous allez utiliser cet article. D'avance merci.

Sélection du texte ci-dessous
Enquête auprès des ces 
En 2002, la DARES a lancé une enquête visant à interroger sur leur parcours professionnel, les anciens bénéficiaires de CES (contrat emploi-solidarité) sortis de la mesure fin 1999 (encadré 1). Deux ans et demi après la ...  <a href="https://www.loi1901.com/intranet/a_news/index_news.php?Id=350" target="_blank">Lire la suite sur Loi1901.com</a>

Découvrir 10 autres articles



Depuis 1999 au service des associations

Abonnez-vous à LettrassoPlus

Abonnez-vous au Forum Juridique

Le pack Lettrasso + et Forum Juridique

Veuillez activer Javascript sur votre navigateur. [ ? ]