L'oiseau lire : la lutte contre l'illettrisme en gironde

45 124 visiteurs depuis le 19-01-2010

Notre actualité

le public

329 personnes ont suivi nos cours en 2016 dont 36 personnes dans le cadre du partenariat avec les chantiers d’insertion et avec L’ OFIl,

Notre association fonctionne en entrées et sorties permanentes :

- Elle est adaptée aux  horaires et temps libres des saisonniers et aux périodes de formations de l’INSUP ou autre organisme.

- Elle répond aussi aux demandes particulières sur des temps courts : se présenter pour un emploi, remplir des documents, se préparer à un examen ou simplement prendre confiance en soi pour aller plus loin dans une démarche.

Cette année  moins d’hommes suivent nos cours.Ces hommes sont en majorité FLE,  le plus  souvent :

- Des salariés qui apprennent la langue française et qui restent longtemps

- Des illettrés en difficultés pour conserver leur emploi ou désireux de  faire une formation pour aller vers un emploi stable.

- Peu d’hommes analphabètes viennent pour suivre  nos cours, pourtant leurs épouses ont appris à lire et écrire dans notre association.

- Les femmes suivent des apprentissages plus longs et plus ciblés: vie quotidienne, enfants….

D2742 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

Notre association

  • Dans notre société, tout passe par l’écrit, par la lecture, que ce soit pour travailler, pour les loisirs pour la relation à l’autre, à l’administration. Ne pas savoir lire, écrire, avoir des difficultés avec les savoirs de base isole, fait basculer dans la précarité, car apparaissent :
  • les difficultés de la vie quotidienne (transports, budget, courses, santé…..)
  • les difficultés dans la recherche d’emploi ;
  • les difficultés pour suivre les enfants ;
  • les difficultés à communiquer ;
  • l’importance de l’écrit dans les nouvelles technologies.
  • Ce handicap n’est pas inéluctable, c’est pour cette raison que nous avons créé l’Oiseau Lire.

L'objectif de l'association est l'autonomie et l'intégration par des apprentissages spécifiques, qui utilisent la vie quotidienne qui concernent l’apprenant et le mettent  en situation. Petit à petit, il a les outils pour mieux vivre son quotidien. Il devient autonome, ce qui lui permet de prendre des décisions, de faire des choix, "' d’aller vers " et de continuer son parcours. Nous sommes le premier maillon d’une chaîne.

D2741 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

La sortie du 12 juin 2014 : visite de la citadelle de Blaye

La citadelle de Blaye est un complexe militaire de 38 hectares bâti entre 1685 et 1689 par l'architecte militaire François Ferry, directeur général des fortifications de Guyenne, sous la supervision de Vauban

Dominant l'estuaire de la Gironde, elle se situe dans la commune de Blaye, dans le nord du département de la Gironde, en France. Elle forme un vaste ensemble fortifié entouré de courtines, complété par quatre bastions et trois demi-lunes.

L'intérieur est conçu comme une véritable ville close s'articulant autour d'une place d'armes, d'un couvent abritant autrefois des religieux de l'ordre des minimes, et de plusieurs casernes.

Pour prendre connaissance de la sortie que nous avons organisée sur le site de la citadelle le 12 juin 2014 avec 11 de nos apprenantes, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous : La sortie du 12 juin 2014 : Visite de la citadelle de Blaye

D2448 Mis en ligne le 23-06-2017 par l'administrateur du site

Sortie au grand théâtre de Bordeaux

Mercredi 13 novembre 2013 Objectif pédagogique : Découvrir un lieu historique et culturel. Sites concernés par cette sortie : Listrac, Castelnau et Margaux, 19 personnes, formateurs compris. Le mercredi 13 novembre vers 13h nous sommes allés visiter le Grand Théâtre à Bordeaux. Nous avons pris le bus à Castelnau. Les formateurs ont fait du covoiturage afin de rassembler tous les apprenants sur le même lieu de départ.

Nous sommes arrivés vers 14h Place des Quinconces et nous nous sommes dirigés vers le Grand Théâtre. Le début de la visite est prévu à 14h30 … un peu d’attente dans le hall du théâtre.

Á 14h30, nous sommes accueillis par notre guide. La visite a commencée par ’historique du bâtiment, une description très intéressante et détaillée, malgré le froid, le groupe est très attentif, certains apprenants n’hésitent pas à poser des questions.

Ensuite nous nous sommes dirigés vers l’intérieur du théâtre, nous nous sommes arrêtés dans le grand hall, là encore un peu d’histoire devant la statue de Victor Louis, puis devant le grand escalier avec toujours beaucoup de commentaires et de détails de la part de notre guide. Ensuite nous nous sommes dirigés vers le Grand Salon doré, là, beaucoup de réactions de la part des apprenants eacute;merveillés par ce décor fastueux, à nouveau beaucoup de questions sont posées à notre guide.

Par contre un peu de frustration car la salle de spectacle n’était pas ouverte aux visites, (priorité aux répétitions), nous l’avons aperçue depuis la loge officielle. La visite s’est achevée vers 15h30. Quartier libre pendant une petite heure, avant de reprendre le bus pour le retour.

D2261 Mis en ligne le 23-06-2017 par l'administrateur du site

Sortie au phare de Richard

Le mardi 25 juin,nous avons organisé une sortie au Phare de Richard avec l’atelier de Lesparre.

Sortie sur toute la journée : visite commentée suivie d’un repas que nous partageons tous ensemble. Trois formatrices  accompagnaient un groupe de 20 apprenants. 

Pourquoi cette sortie  ?

  • D’abord, pour permettre à des apprenants ne connaissant pas le Médoc d’en découvrir une petite partie : certains de nos apprenants n’étant jamais allés sur se site.
  • Ensuite, pour assister à une visite guidée ce que certains apprenants n’ont jamais fait.
  • Enfin, pour réunir les apprenants qui ne se voient pas toujours à l’atelier car présents en cours à des heures et des jours différents. 

Déroulement de la sortie

Le rendez-vous est fixé à l’atelier à 10 heures, ceci pour permettre aux personnes n’ayant pas de véhicule de participer à la sortie ; ceux qui habitent près du phare, nous retrouvent là-bas.

A l’arrivée, nous sommes accueillis par le président de l’association de bénévoles qui gère le phare Monsieur Yann Paoli.

La visite guidée était très intéressante : nous avons pu écouter les commentaires tant sur le site que sur le phare ; notre guide a su se mettre à la portée de tous et n’a pas hésité à répondre aux nombreuses questions.

Puis, nous avons pu visiter le petit musée au pied du phare avant de monter les nombreuses marches du phare, haut de 18 mètres  pour savourer une très belle vue sur l’estuaire,  d’autant qu’il faisait un temps superbe : beau et clair.

Enfin, nous avons partagé dans l’aire de pique-nique nouvellement réaménagée, des plats apportés par chacun et échangé ensemble sur nos impressions pendant la visite ainsi que sur les coutumes de chacun des participants.

Ce fut un moment très convivial et apprécié par tous.

D2154 Mis en ligne le 23-06-2017 par l'administrateur du site

Sortie au cinéma

Nous avons proposé à nos apprenantes une sortie au cinéma de Pauillac

le lundi 8 juillet 2013 à 14 h 30

pour aller voir le film Cheba Louisa

Pourquoi une sortie au cinéma ? 

Certaines de nos apprenantes, jeunes ou moins jeunes, ne sont jamais allées au cinéma, ni en France, ni dans leur pays (Maroc).

Aller au cinéma est un moment de détente mais aussi un moment "' d'ouverture ". Ouverture au monde, car il permet parfois de découvrir de nouvelles contrées et de nouveaux paysages, ouverture aux autres, car il nous fait découvrir différentes cultures, différents modes de vie, et ouverture d'esprit car parfois, un film peut nous faire réfléchir et nous permettre de modifier ou pas notre regard sur le monde et les personnes qui nous entourent.

 Par ailleurs, aller au cinéma, permet aussi d'acquérir en autonomie : pour ces dames, il s'agira d'aller dans un endroit qu'elles ne connaissent pas, de se repérer, d'acheter leur place et de s'installer. Toutes ces petites choses, qui nous paraissent si simples mais qui, lorsqu'on ne les a jamais faites, peuvent devenir bien complexes. 

Pour terminer, nous vivons dans un monde d'images. Tout passe désormais par ces images, qui revêtent différentes formes (cinéma, télévision, média), qui ont pris une place considérable dans notre société, et dont il paraît important de savoir les déchiffrer, et d'en comprendre l'essentiel.

Aller au cinéma en France, pour voir un film français, pourra nous permettre de discuter par la suite, de ce que nous aurons vu et de ce que chacun aura compris et interprété. 

Pour cela, il fallait trouver un film suffisamment "' léger " afin qu'il soit compris et apprécié de toutes et suffisamment intéressant afin que nous puissions en amont puis en aval en discuter .

Dans cette optique, Cheba Louisa semble correspondre à nos attentes. 

Il s'agit d'une comédie française racontant l'histoire de 2 femmes que tout oppose et qui se lient d'amitié grâce à leur amour de la musique. 

Synopsis 

Djemila, une jeune femme franco-algérienne bien intégrée dans la société française, a un bon job dans une compagnie d'assurances. Amoureuse de Fred, son collègue de bureau qui n'est pas arabe, elle est par ailleurs promise à un algérien de son quartier par un mariage forcé que lui impose sa famille dans un délai très bref. Fred, qui ignore cette future union forcée, tient à rencontrer sa future belle famille algérienne, en se montrant même prêt à la circoncision pour obtenir le mariage. Tiraillée entre les deux traditions, elle ment aux uns et aux autres par manque de courage et pour ne blesser personne.

Djemila emménage dans un appartement pour prendre son indépendance, en essayant de vivre sa vie "loin" de l'oppression familiale. Elle rencontre Emma, sa voisine de pallier, une jeune femme caissière dans un supermarché, en difficultés financières et qui élève seule ses deux enfants. Les premiers contacts, froids et méprisants, font vite place à une grande amitié, grâce à l'attachement que Djemila porte aux enfants d'Emma. 

Djemila vient au secours d'Emma lorsqu'elle a un besoin urgent d'argent pour ses enfants, et Emma va convaincre Djemila de gagner une vraie indépendance par rapport à ses racines en l'incitant à se lancer comme chanteuse dans un cabaret de tradition arabe. En effet, douée pour la musique à l'instar de sa grand-mère "' Cheba Louisa ", une célèbre chanteuse traditionnelle algérienne que Djemila admire en chantant ses chansons en cachette, et qui prônait alors dans sa musique la libération de la femme. Elle hésite à se lancer et à prendre les décisions qui risquent de faire scandale par rapport aux strictes traditions algériennes. 

Bilan de la sortie cinéma du lundi 8 juillet 2013 

Une dizaine de personnes étaient initialement prévue pour cette sortie, six d'entre elles sont venues : 1 fle russe et 5 analphabètes maghrébines (4 marocaines et 1 algérienne). 

Nous nous étions toutes donné rendez-vous aux environs de 14 h 15 devant le cinéma. La responsable nous a accueillies, et nous voyant prendre des photos du groupe nous a elle-même photographiées afin d'actualiser la page facebook de L 'Eden (Cinéma L'Eden Pauillac).

Chaque personne est entrée et a payé sa place. 

Dès la fin de la projection, les dames expriment leur contentement : "' C'était très bien ! ", "' J'adore cette actrice ! ", "' C'est une belle histoire. "

Toutes avaient le sourire même si certaines avaient également les yeux rouges, car si ce film était présenté comme une comédie, il n'en était pas moins très réaliste d'un point de vue social et culturel.

 Un "' ciné goûter " était ensuite offert par le cinéma, et ce fut l'occasion de discuter cinq minutes autour d'un verre de thé, en compagnie d'une responsable du cinéma. Les apprenantes ont ainsi échangé sur le film, ainsi que les 3 ou 4 bandes annonces vues juste avant. 

Ce fut une sortie très réussie. L'initiative et le film furent appréciés de toutes, à tel point qu'au moment de se quitter, toutes demandaient : "' Quand est-ce qu'on recommence ? "

D2153 Mis en ligne le 23-06-2017 par l'administrateur du site

Une notion à ne pas perdre de vue.

Si je veux réussir

à accompagner quelqu’un vers un but précis,

je dois le chercher là où il est

et commencer là, justement là.

Celui qui ne sait pas faire cela se trompe lui-même,

quand il pense pouvoir aider les autres.

Pour aider quelqu’un,

je dois certainement comprendre plus que lui,

mais d’abord comprendre ce qu’il comprend.

Si je n’y parviens pas,

il ne sert à rien

que je sois plus capable et plus savant que lui.

Si je désire avant tout montrer

ce que je suis

c’est parce que je suis orgueilleux

et cherche à être admiré de l’autre

plutôt que de l’aider.

Tout soutien commence avec humilité

devant celui que je veux accompagner :

et c’est pourquoi je dois comprendre

qu’aider

n’est pas vouloir maîtriser,

mais vouloir servir.

Si je n’y arrive pas

je ne puis aider l’autre.

D’après le philosophe danois S. KIERKEGAARD

Traduit par B.M.BARTH et cité dans son ouvrage « le savoir en construction », Retz 1993

D1355 Mis en ligne le 04-10-2011 par l'administrateur du site

Où nous trouver et comment nous joindre.

L’association a 10 permanences en Médoc:

  •  Lesparre : siège de la CdC 10 place du mal Foch
  •  Hourtin:  salle de l'USCH,mairie
  •  St-Vivien :mairie
  •  Pauillac : 27, rue Jeanne-d’Arc
  •  Saint Laurent : Pays Médoc,rue du Gal de Gaulle
  •  Cussac  : Mairie
  •  Listrac : Salle dans la mairie.
  •  Margaux : Espace Bernard Ginestet
  •  Macau : Mairie
  •  Carcans: Mairie
  • Castelnau, salle de l'ancienne cantine,rue de l'ancien collège.

 

Pour nous joindre:    

Sylvie ANDRAU, coordinatrice et formatrice.Tel :06 75 17 76 41

Lydie SIRAKORZIAN, formatrice.Tel : 06 32 89 84 44

Nicole RAYSSIGUIER, présidente et formatrice.

Tel:05 56 59 23 09   Tel : 06 14 32 22 12

Anne SAVIN , trésorière et formatrice.Tel : 06 74 48 01 47

D1211 Mis en ligne le 23-06-2017 par l'administrateur du site

Quelques précisions sur l'illettrisme.

L’illettrisme est  un problème social apparu  il y a une vingtaine d’années.( mais  plus de la moitié des personnes en situation d’illettrisme ont plus de 45 ans).

L’illettrisme est un  néologisme  apparu en 1978 dans un rapport sur la pauvreté d'ATD-Quart Monde pour marquer l'émergence d'une nouvelle population en difficulté d'apprentissage qui cumule souvent d'autres difficultés, de logement, de santé, d'emploi, et pour  la distinguer des populations analphabètes.

Pour mémoire l’analphabétisme est l'incapacité complète à lire et à écrire, le plus souvent par manque d'apprentissage. L’analphabète est une personne qui n’a pas été scolarisée, ou moins de trois ans. Actuellement en France, l’analphabétisme concerne essentiellement les migrants.

Au sein de l’association, les personnes analphabètes sont essentiellement des personnes étrangères. Mais nous avons deux bénéficiaires, ayant toujours vécu en France et analphabètes.

Etre illettré c’est ne pas disposer, après avoir été scolarisé, des compétences de base (lecture, écriture, calcul) suffisantes pour faire face de manière autonome à des situations courantes de la vie quotidienne.

Il s’agit d’hommes et de femmes pour lesquels le recours à l’écrit n’est ni immédiat, ni spontané, ni facile, et qui évitent et appréhendent ce moyen d’expression et de communication.

En général les difficultés pour lire et écrire se combinent,  à des degrés divers, avec une insuffisante maîtrise d’autres compétences de base comme la communication orale, le raisonnement logique, la compréhension et l’utilisation des nombres et des opérations, la prise de repères dans l’espace et le temps, etc….

C'est ATD-Quart Monde qui a été à l'origine de la prise de conscience de ce phénomène de société qu'est l'illettrisme.

Le mot illettrisme (venant du latin illitteratus signifiant "ignorant") est un néologisme créé en 1981 par la Fondation ATD Quart Monde afin de désigner les seuls français, sortis en situation d'échec de l'école, avec une connaissance insuffisante de l'écrit, vite perdue faute d'un emploi régulier.

Il y a 50 ans, des  personnes dites illettrées aujourd’hui n’auraient pas été qualifiées ainsi et n’auraient pas eu conscience de leur handicap, les nécessités  quant aux savoirs de base n’étant pas les mêmes. 

C’est dans les années 1970 que commencent à émerger dans les pays développés  le handicap causé par   l’absence des savoirs de base chez certaines personnes... Le mot illettrisme n’existe pas encore.

La transformation de l’organisation de notre vie quotidienne dans tous les domaines, qui a donné beaucoup plus de place à l’écrit, l'augmentation des exigences de qualification professionnelle induites par un marché du travail également en pleine mutation, ont mis en marge les personnes en difficulté avec les savoirs de base.

Un rapport remis au premier ministre Pierre Mauroy, en 1984, tire  la sonnette d'alarme. Ses auteurs, dont Véronique Espérandieu,(aujourd'hui secrétaire générale du groupement permanent de lutte contre l’illettrisme,(le GPLI)   estiment qu'il faut chiffrer "par millions plutôt que par centaines de mille "les personnes qui ne maîtrisent pas la lecture ou l'écriture, ou sont gravement gênées pour utiliser celles-ci".

Pour mémoire le mot "' illettrisme " n'était apparu que l'année précédente dans le dictionnaire.

A la suite de ce rapport, l'illettrisme est désormais reconnu comme un problème social et national qui justifie en Octobre 1984 la création d'un groupe interministériel (le GPLI :groupement permanent de lutte contre l’illettrisme) chargé d'établir un diagnostic et de faire des propositions.

La  loi du  29 Juillet 1998, relative à la lutte contre les exclusions érige la lutte contre l’illettrisme en priorité nationale avec inscription au code du travail.          

En Octobre 2000 l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme est créée.

Son rôle  est de fédérer  et  d’optimiser les énergies, les actions et les moyens de tous les décideurs et acteurs pour accroître la visibilité et l’efficacité de leur engagement dans cette action.

Et en mai 2008 la loi va plus loin :

"La lutte contre l’illettrisme a clairement sa place dans le code du travail nouvellement recodifié  et entré en vigueur au 1 er mai 2008."

L’ Article  L900-6    dit :

"La lutte contre l’illettrisme fait partie de l’éducation permanente. L’état, les collectivités territoriales, les établissements publics, les établissements d’enseignement publics et privés, les associations, les organisations professionnelles, syndicales et familiales, ainsi que les entreprises y concourent chacun pour leur part. Les coûts de ces actions sont imputables au titre de l’obligation de participation de financement de la formation professionnelle."

Quelques chiffres

Selon une enquête de L’agence nationale de lutte contre l’illettrisme, actuellement en France  3,1 millions de personnes au moins n’arrivent pas à lire et à écrire les messages de la vie courante ou ne le font que partiellement et avec de grandes difficultés. Elles ont quitté l’école en ayant peu ou mal acquis les bases de la communication écrite et se trouvent, à l’âge adulte, en situation d’illettrisme.

L’enquête a porté sur toute la population âgée de 18 à 65 ans ayant une adresse personnelle, c'est-à-dire présentes à leur domicile au moment de l’enquête. Ce qui signifie qu’en ont été exclues les personnes incarcérées, sans domicile fixe, celles vivant dans des congrégations, des résidences universitaires ou se trouvant au moment de l’enquête  à l’hôpital ou en établissement spécialisé. Elle a été conduite sur un échantillon de 10 000 personnes ayant été scolarisées en France .

3 100 000 personnes en situation d’illettrisme : quel est leur âge ?

9  % sont âgées de 18 à 25 ans.

15 % sont âgées de 26 à 35 ans.

23 % sont âgées de 36 à 45 ans.

30 % sont âgées de 46 à 55 ans

23 % sont âgées de 56 à 65 ans.

Ne nous arrêtons pas aux chiffres, l’illettrisme est une situation dont on peut sortir. C’est pourquoi il faut agir sur tous les fronts, à tous les âges de la vie, au plus prés des personnes, de manière coordonnée et pérenne.

Agir contre l’illettrisme, c’est permettre à chacun d’acquérir ou de réacquérir les savoirs de base en lecture, écriture et calcul, nécessaires aux actes simples de la vie quotidienne, pour être plus autonome dans sa vie familiale, professionnelle et citoyenne.

D1156 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

Evolution de l'Oiseau lire

329 inscrits en 2016 :

- 151 sont des nouveaux inscrits,

- 329 ont suivi plus de 4h de cours,

- 66 ont suivi entre 4 et 12h de cours,

- 50 plus de 100h de cours,

-17 ont suivi  4 h de cours, étant inscrits sur décembre.

En revanche ne sont pas comptés 59 personnes ayant suivi 4 à 6 h de cours mais ont abandonné, pour une majorité de saisonniers espagnols.

Il s’agit d’un public différent qui vient sur des parcours plus courts, ou qui revient.

Nous voyons revenir des personnes  ayant arrêté en 2007, 2008 jusqu’en 2012  par exemple.

Ces apprenants  reviennent pour un complément d’apprentissage.

En 2016,  moins de personnes sont venues de 2 à  6 h, ceci peut être dû à la diminution de l’immigration espagnole, sahraouie.

En cours d’année 2016, 109 personnes ont arrêté les cours  :

  • 5 abandons
  • 18 pour déménagement
  • 10 sont allées vers des formations
  • 22 ont atteints leurs objectifs
  • 13 Maternité
  • 11 pour des raisons personnelles (santé, garde d’enfants, transport)
  • 30 ont trouvé du travail
  • La majorité de ceux qui trouvent un travail saisonnier continuent à suivre les cours.

Nous restons pour tous un tremplin pour aller vers d’autres formations ou pour mieux gérer leur vie.

D903 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

On parle nous !!!

D414 Mis en ligne le 03-07-2010 par l'administrateur du site

Quelques nouvelles....

L'action de l'association continue plus que jamais, malgré un contexte financier difficile....

Le nombre de bénéficiaires augmente régulièrement, et ceci  donne à réflexion : en effet régulièrement un certain nombre de bénéficiaires quittent l'association  pour apprentissage suffisant, ou entrée en formation, ou un emploi, et pourtant ils sont de plus en plus nombreux....

Ces bénéficiaires sont adressés essentiellement par le pôle emploi , les assistantes sociales et l'OFII (office français de l'immigration et de l'intégration).

Pour essayer d'équilibrer le budget malgré la suppression de la subvention au titre de l'IRILL, nous sommes devenus co-traitant du marché de l'OFII pour le Médoc.

En clair cela se traduit par l'accueil en cours des personnes étrangères signataires du CAI (contrat d'accueil et d'intégration, obligatoire pour toute personne arrivant d'un pays hors Europe).La personne vient à la permanence la plus prés de son domicile.

A leur arrivée en France , ces personnes passent, dans le cadre du CAI, une évaluation en langue française.Si la maîtrise de la langue n'est pas suffisante, un certain nombre d'heures de cours est prescrit, et dans l'année qui suit la signature du CAI le passage d'un examen appelé le DILF (diplôme initial de la langue française)est obligatoire.La présentation à cet examen conditionne le renouvellement de la carte de séjour.

Les personnes arrivées en France avant l'instauration du CAI peuvent bénéficier d'heures de cours dans certaines conditions.

Aprés le DILF, il est possible de passer le DELF A1 et A2 pour aller plus loin dans la connaissance de la langue. Le DELF A1 est demandé pour la naturalisation.

Il est possible de se présenter au DELF pour le plaisir mais dans ce cas l'association ne facture pas les heures de cours.Un certain nombre de bénéficiaires sont trés heureux de valider leur travail.  

D413 Mis en ligne le 03-07-2010 par l'administrateur du site

Découverte du cinéma par une bénéficiaire.

"J'entendais les gens en parler mais je ne connaissais pas parce que je n'y étais jamais allée et que personne ne m'avait vraiment expliqué ce que c'était. Maintenant, je connais et je peux dire que j'aime bien."

Aujourd'hui, vendredi 19 mars 2010, nous sommes allées au cinéma.

A Hourtin, une journée "spéciale littoral" est organisée, avec le matin, la projection du film Océan, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, qui propose de découvrir l'océan tel que nous ne le voyons que très rarement.

Paulette, qui va entrer dans un cinéma pour la première fois se demande comment est l'intérieur et comment se déroule une séance.

Nous entrons et nous installons parmi des collégiens venus eux-aussi assister avec leurs professeurs à la projection de ce film documentaire.

Paulette me suit : "C'est grand."

Le film commence et nous voilà parties pour 1 heure 45 de beauté, de découverte et de quelques explications que je donne de temps à autre à Paulette lorsque je la sens quelque peu décontenancée par ce qu'elle voit.

Puis le film se termine et nous sortons.

Aucune de nous ne parle.

Dans la voiture, nous échangeons quelques mots mais n'engageons pas vraiment de conversation, car aux réponses que me donne Paulette, je comprends qu'elle n'a pas envie de discuter.

Nous rentrons à Saint-Seurin silencieusement, en musique..

Après notre pause repas nous revenons tout naturellement sur notre sortie du matin et discutons de nos impressions, de ce qui nous a plu, déplu ou marqué dans ce film.

Pour raconter ce qu'elle a vu, Paulette évoque la multitude de poissons, de tailles, de formes et de couleurs différentes, la beauté des dauphins qui nagent en bande, sautent et tournent sur eux-même, les otaries qui se font manger par les orques, les bébés tortues qui, à peine sortis de leur œuf, se font manger par les oiseaux et surtout les requins qui, pêchés par des hommes qui leur coupent la queue et les nageoires puis les rejettent vivants et agonisants à l'océan, sont voués à une mort certaine. "Pourquoi certains hommes font-ils du mal aux requins ?"

Elle utilise ses mots, elle n'est pas sûre d'elle et je dois l'aider à trouver les noms des animaux dont elle veut parler (elle parle de banane pour baleine) mais elle est ravie de notre sortie et ravie d'avoir découvert tout un monde qu'elle ne soupçonnait même pas : "ça existe ça ?!".

Pour terminer, elle dira :

"C'était la première fois que j'allais au cinéma.

Ça m'a fait bizarre parce que c'était grand et beau.

J'ai aimé voir des gens et j'ai aimé voir le film qui m'a plu.

J'aimerais bien y retourner."

Et peut-être, pourquoi pas, avec ses enfants ?

D207 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

L'association l'Oiseau lire

Une association de 14 bénévoles et six salariées ayant suivi des formations spécifiques.

Nos objectifs:

  • Mieux vivre sa vie au quotidien.
  • Gérer sa vie familiale et professionnelle.
  • Aller vers l'emploi ou évoluer dans son emploi.
  • Aller vers des formations.
  • Communiquer.
  • Suivre les enfants à l'école.

Notre activité:

  • Apprentissage des savoirs de base, lecture, écriture, calcul.
  • Initiation à l'informatique
  • Aide au code de la route
  • Apprentissage de la langue française

Notre public : Toute personne de plus de 16 ans, ayant été scolarisée ou non, rencontrant des difficultés de lecture et d'écriture, ou désireuse d'apprendre le français.

Nos méthodes: Travail en petits groupes ou en individuel si nécessaire. Méthodes adaptées tant pour l'écrit que pour l'oral (méthode naturelle de lecture-écriture, phonétique, écoute de dialogues, jeu de rôles, vie quotidienne...)

Où nous trouver :

  • Cussac, la mairie
  • Lesparre, siège de la Communauté de communes Coeur du médoc,10 place du Mal Foch
  • Listrac, salle dans la mairie
  • Macau, foyer rural
  • Margaux, espace Bernard Ginestet
  • Pauillac, 27 rue Jeanne d'Arc
  • Saint-Laurent, Pays Médoc
  • Hourtin,locaux de l'USCH,mairie
  • Carcans,mairie
  • St-Vivien,mairie
D68 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

Nos prescripteurs.

les prescripteurs sont:

le pôle emploi, les assistantes sociales, les missions locales,l'office français de l'immigration et de l'intégration, les secrétaires de mairie, l'assistante sociale du service de probation de Bordeaux.

Le public que nous recevons est le plus souvent dans une démarche d'insertion professionnelle ou sociale.L'association est une étape dans cette démarche, le bénéficiaire vient chercher les outils nécessaires pour avancer dans son parcours. Pour cette raison le contenu des cours dépend de la demande, de l'attente de la personne. Tout au long de l'apprentissage, nous restons en lien avec le prescripteur.

D61 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

Quelle formation ?

Après une formation de base obligatoire pour tous les formateurs et dispensée par le CLAP (Comité de liaison des acteurs de la promotion),nous avons mis en place une formation continue avec cet organisme. C’est un moyen de travailler tous dans la même direction et d’avoir des informations sur d’autres structures ou sur les nouveautés (livres, méthodes…..)

Ces formations sont indispensables pour différentes raisons :

  • Des méthodes ont fait leur preuve telle la MNLE- Méthode Naturelle de Lecture et d’Ecriture – tant avec les analphabètes qu’avec les illettrés. Elle est donc obligatoire pour les salariés et les bénévoles et nous souhaitons qu’elle soit employée par tous nos formateurs.
  •  Connaître et savoir accueillir notre public.
  • Savoir évaluer les bénéficiaires pour établir des plans de travail, ou pouvoir donner des évaluations à nos prescripteurs ou aux organismes de formation si besoin (formation sur le CUEPP, le DILF…..)
  • L’orthographe, le calcul doivent être abordés d’une manière autre que scolaire, éviter les "' échecs de l’école "

La présence dans nos cours d’un formateur du CLAP, si besoin, nous permet de rebondir et d’avancer.

D60 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

témoignage

Ali est arrivé à l’Oiseau-Lire bloqué dans ses certitudes, gêné par la proximité avec les femmes. Après des aménagements horaires il s’est pris au jeu et fait même de la publicité auprès de ses coreligionnaires. Il dit : "Avant, j ‘étais dans le noir, maintenant c’est comme la fenêtre ouverte, je suis dans la lumière."

D48 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

Vécu d'une illettrée au Pôle emploi.

Delphine, 40 ans, illettrée, est venue en Août 2009 avec beaucoup d’appréhension. Pour la mettre en confiance et la rassurer, nous lui donnons des cours individuels.

La recherche d’un travail était une priorité pour elle.

Devant ses difficultés pour lire, nous l’avons accompagnée au pôle emploi pour s’inscrire. Cet accompagnement s’est révélé obligatoire. Dés l’entrée dans le local, toutes les informations importantes étaient écrites, ce qui l’a beaucoup déstabilisée.

Il lui fallait donc aborder le conseiller à l’accueil pour se renseigner. Et le problème c’est qu’il répond que "c'est écrit". Certains conseillers ne pensent pas qu'une personne peut être illettrée.

Puis arrive l’entretien, et Delphine est à nouveau confrontée à son handicap: la conseillère lui donne des papiers sur lesquels "la marche à suivre est écrite"

D47 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

comment avoir une réponse adaptée?

Toutes les demandes qui peuvent permettre une meilleure cohésion familiale et sociale sont abordées et utilisées comme support pédagogique pour l’apprentissage des savoirs de base.

Priorité est donnée à la vie quotidienne, ce sont les demandes et la motivation principale des apprenants :

  • savoir lire un bulletin de note,
  • un emploi du temps….
  • un plan,
  • une carte routière,
  • lire une adresse pour un travail,
  • un relevé de banque,
  • remplir un chèque,
  • un mandat,
  • savoir remplir des formulaires,
  • répondre au téléphone,
  • prendre un rendez-vous,
  • comprendre des messages dans une gare,
  • s’inscrire aux ASSEDIC,
  • utiliser l’ordinateur pour la recherche d’emploi à l’ANPE,
  • écrire ou lire des annonces,
  • faire une lettre de motivation,
  • lire le journal, les bulletins municipaux pour mieux vivre dans sa commune.
D46 Mis en ligne le 01-07-2017 par l'administrateur du site

Nos activités

Agendasso

Nous n'avons pas d'agendasso pour le moment. Revenez plus tard...



Appel à projet

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Loto

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Notre portfolio

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L'oiseau lire

Présentation

Lutter contre l'exclusion et l'isolement par l'acquisition des savoirs de base. Notre association "L'Oiseau Lire", créée en 2004, accueille aujourd'hui 310 personnes (analphabètes, illettrées, étrangères)sur 11 sites dans le Médoc.

Elle se compose de 6 salariées et de 12 bénévoles.

Nous avons mis en place des apprentissages spécifiques, qui utilisent la vie quotidienne, qui concernent l'apprenant et le mettent en situation. Petit à petit, il a les outils pour mieux vivre son quotidien.

Il devient autonome, ce qui lui permet de prendre des décisions, de faire des choix, "d'aller vers" et de continuer son parcours. Nous sommes le premier maillon d'une chaîne pour une véritable insertion par la vie quotidienne.

En savoir plus

  • Adresse : 13 rue saint-julien
  • Ville & Code postal : Saint-julien beychevelle 33250
  • Département : Gironde
  • Nombre de bénévoles : 13
  • Nombre de salariés : 6
  • Association subventionnée : oui
  • Rubrique : Action sociale - Action humanitaire
  • Inscrite dans l'annuaire depuis le 16-11-2008
  • Pas de site Internet extérieur à celui-ci




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