Les assises du CNLAPS accusent la stigmatisation sociale des jeunes

23-10-2002
Les éducateurs spécialisés dénoncent une stigmatisation sociale des jeunes, souvent placés en position d’accusés dans le débat sur l’insécurité, et demandent à être considérés comme des coproducteurs de sécurité pour leur travail dans les quartiers. Ils ont regretté, en marge des deuxièmes assises nationales de la prévention spécialisée, à Marseille, de ne pas avoir été associés à l’élaboration du projet de loi sur la sécurité intérieure, qui doit être présenté le 23 octobre en Conseil des ministres.

J’ai demandé a avoir un strapontin, nous n’avons pas eu l’antichambre, déplore Christian Guillaumey, président du Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée (CNLAPS). J’ai écrit à tous les ministres concernés pour les inviter à venir dialoguer, seul Jean-Louis Borloo (le ministre délégué à la Ville qui doit clôturer les assises samedi) a saisi la balle au bond, ajoute-t-il. On considère sans doute que la sécurité est une chose trop sérieuse pour être partagée avec des éducateurs. Mais les gens qui décident méconnaissent souvent les réalités du terrain.



Plus de 2.000 éducateurs participent depuis jeudi à ces assises, qui entendent dresser un état des lieux après 30 ans d’actions, pour tracer les orientations de la prochaine décennie.



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