10-12-2013   LIBRE

La finance participative, l'avenir financier des associations ?

C'est la baisse des subventions publiques qui oblige les associations à développer l'appel au don privé. C'est une évidence aujourd'hui. Malheureusement, le don ne compense pas cette baisse, loin de là, alors que les besoins des populations aidées augmentent chaque année.

C'est une équation délicate... Comment trouver des fonds pour remplacer le désengagement de l'Etat sans perdre son âme ? Pour beaucoup, peu importe les moyens utilisés, c'est l'objectif qui prime.

Mais, cela oblige les associations à recourir à des techniques de collecte venues du monde de l'entreprise. Et les mots comme marketing, communication, cible, gouvernance ont dépossédé le secteur associatif de sa spécificité pour le rapprocher du monde de l'entreprise.

Des entreprises qui ne sont pas toutes étrangères à l'état économique des populations aidées. Deux univers de ce fait, difficiles à concilier.

On peut imaginer sans peine, une association tendre sa sébile au groupe Peugeot pour venir en aide aux chômeurs de la ville...d'Aulnay-sous-bois (1). Curieux paradoxe qui montre des associations dans l'obligation de "singer" celles-là même qui sont à l'origine de leur existence...

Que faire alors ?
Les besoins sont trop importants. L'urgence est telle que l'on ne peut plus se promener dans sa ville sans croiser un SDF tous les 100 mètres. Et la plupart des familles françaises possèdent en leur sein, un membre au chômage et dans une situation personnelle dramatique.

La recherche de fonds est de ce fait indispensable.
Mais tout comme le "ras-le-bol" fiscal n'est pas une "impression", le "ras-le-bol" de l'appel aux dons n'est pas loin... A force de prendre en abaissant la qualité du service (l'Etat et ses impôts trop chers pour la prestation rendue) et d'appeler à la solidarité (l'appel aux dons) sans que rien ne change dans nos rues, le ras-le-bol risque de dépasser la simple opposition à une fiscalité imbécile.

Une association se doit de conserver sa spécificité qui fait d'elle, non pas une machine à dégager des bénéfices, mais un pôle de concertation sociale, d'entraide gratuite, de désintéressement.

La seule solution viable semble être aujourd'hui la finance participative. La définition qu'en donne le site Wikipédia démontre que l'avenir est là : "La finance participative (ou grande collecte) est une expression décrivant tous les outils et méthodes de transaction financières entre les individus avec pas ou peu d'inter-médiation par les acteurs traditionnels. L'émergence des plateformes de finance participative a été permise grâce à internet et les réseaux sociaux. Cette tendance s'inscrit dans un mouvement plus global : celui de la consommation collaborative.".

Ce n'est plus une main qui se tend. Le donateur est acteur, le demandeur aussi. Ils investissent ensemble sur un objectif commun et cela change tout.

Nous pensons faire une proposition en ce sens aux associations qui nous connaissent depuis longtemps et qui nous font confiance. Début 2014, la finance participative fera son entrée sur Loi1901.

Agir pour que cela change. Ce sera notre crédo en 2014.

En savoir plus
(1) L'usine Peugeot (PSA) d'Aulnay-sous-Bois est une usine créée par Citroën en 1973 sur le terrain de la ville d'Aulnay-sous-Bois. Prenant la suite de l'historique du site de Javel, elle a intégré le groupe PSA Peugeot Citroën suite au rachat de la marque Citroën à Michelin par Peugeot en 1976. Sa fermeture est annoncée pour 2014 avec 800 licenciements secs.

La revue de presse sur le financement participatif à partir du site www.financeparticipative.org

Voici le tag Internet à sélectionner, à copier et à coller sans transformation dans la page du site où vous allez utiliser cet article. D'avance merci.

Sélection du texte ci-dessous
La finance participative, l'avenir financier des associations ? 
C'est la baisse des subventions publiques qui oblige les associations à développer l'appel au don privé. C'est une évidence aujourd'hui. Malheureusement, le don ne compense pas cette baisse, loin de là, alors que les ...  <a href="https://www.loi1901.com/intranet/a_news/index_news.php?Id=2116" target="_blank">Lire la suite sur Loi1901.com</a>

D'autres articles de la rubrique :

Alertez les bébés !

Nous empruntons ce titre à une chanson de Jacques Higelin. Une récente enquête menée par une association de consommateurs montre la présence d'une trentaine de conservateurs et substances allergènes dans 27 lingettes et 7 laits de toilette pour bébé. Les résultats indiquent, par ailleurs, la présence de ces molécules dans 94 % des cas. Des allergènes ont été retrouvés en

Lire la suite...

Ce qui attend les associations en 2014

Sans être devin, nous sentons tous que l'année 2014 risque d'être assez difficile à traverser... Chômage qui ne baisse pas, croissance en berne, pauvreté en hausse, les "indicateurs" comme se plaisent à dire les experts patentés sont tous au rouge. Indicateurs qui se retrouvent de plus en plus souvent dans les queues des restos du coeur qui, pour la première fois de son

Lire la suite...
Si les articles suivants ne s'affichent pas, veuillez rafraîchir la page en cliquant sur Rafraîchir la page

Depuis 1999 au service des associations

Communic'Asso : pour communiquer auprès des associations

Logiciel comptable pour associations : Comptasso-win TXA

Votre site internet complet à un prix associatif

Veuillez activer Javascript sur votre navigateur. [ ? ]