Associations en danger

01-07-2003
Les subventions accordées aux petites associations culturelles ont disparu depuis environ 10 ans. A quoi peut bien servir une petite compagnie de danse ou de théâtre ? Comptablement, à rien. Artistiquement, à la progression par la pratique des artistes qui s’y investissent. Un artiste qui progresse sera peut-être un jour un artiste qui rapportera beaucoup d’argent à la collectivité (mais c’est un argument non comptable...). Donc les subventions qui ne servent pas la politique culturelle de l’état, de la région ou de la collectivité locale ont été petit à petit supprimées. Pour simplifier, on peut dire que l’Unédic s’est petit à petit substituée aux financeurs historiques. Le projet que souhaite proposer le gouvernement pour palier à la coupe sombre et brutale dans le paiement des indemnités par les partenaires sociaux (Medef en tête) est bien d’ouvrir à nouveau le robinet des subventions pour les petites compagnies : ... Je m’engage à mettre en oeuvre au cours de ces prochaines semaines un plan de soutien plus particulièrement appliqué aux jeunes compagnies et à la jeune création., a répondu le ministre de la culture qui s’exprimait au cours d’un entretien croisé avec la comédienne et réalisatrice Agnès Jaoui, hostile au protocole d’accord signé le 27 juin. On sent que le problème a été compris et que la situation était connue. Mais, on sait que cela n’est qu’un effet d’annonce. Comment croire que l’état qui se désengage de tous les secteurs culturels pourrait à nouveau aider les petites compagnies à survivre pour créer ?

On compte environ 148 000 associations à vocation culturelle en France. Et on peut estimer que plus de 70 000 disparaîtront en même temps que les intermittents qui perdront leur statut suite à la modification du nombre d’heure nécessaire à accomplir pour avoir droit aux assédics. C’est une véritable tragédie qui se joue. Il faut savoir qu’un intermittent qui fait grêve perd beaucoup plus que quelques jours de travail, il risque de perdre une année complète de droits aux assédics. Pour que ce risque là soit pris, il faut que l’enjeu soit de taille. Qu’une réforme soit nécessaire, cela a été compris. Mais, on sait que la plus grande partie du trou de l’Unédic provient des multiples sociétés de production qui se sont créés lors de l’éclatement du monopole audio-visuel. En effet, il est très intéressant pour un employeur de déclarer Intermittent du spectacle un salarié qui ne l’est pas. Les charges sociales sont allégées dans ce cas. Cette situation est connue de tous. Mais aucune mesure n’a été prise pour controler les employeurs. Le résultat est là, le trou est énorme et l’urgence est réelle.

La solution apportée par le Medef est à sens unique et c’est la raison pour laquelle les intermittents du spectacle sont en grêve.



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