Rapport 2006 sur les zones urbaines sensibles

20-11-2006
Les inégalités entre les zones urbaines sensibles et leurs villes d’appartenance ne se sont pas réduites entre 2003 et 2005, constate l’Observatoire national des ZUS (Onzus), dans une version provisoire de son rapport 2006, remis par Catherine Vautrin, le 10 novembre 2006, au Parlement. Ce rapport portant sur les statistiques de fin 2005 confirme les difficultés que connaissent les ZUS. Il est bien sûr trop tôt, prévient l’Onzus, pour mesurer l’impact des politiques décidées depuis 2003. La version définitive du rapport sera remise en janvier 2007.

Le rapport 2006 de l’Observatoire national des Zones urbaines sensibles (ONZUS) se fonde pour l’essentiel sur des données de 2005. Chacun garde le souvenir des émeutes qui ont embrasé nos banlieues à l’automne 2005. Le retentissement médiatique de ces violences urbaines a suscité des commentaires au-delà du cercle des spécialistes.

Ils ont pu puiser dans les deux premiers rapports de l’ONZUS des éléments pour un état des lieux, un tableau sans concession de la situation difficile que vivent ces territoires et leurs habitants.

L’observation ne suffit pas à répondre aux questions qui ont été alors posées :
1. Quels sont les mécanismes à l’origine de ces poussées de fièvre ?
2. Ne pourrait-on identifier des signes avant-coureurs ?
3. Y a-t-il des initiatives efficaces dans ce vaste champ de la politique de la ville ?

Le rapport 2006 ne permet pas de déceler en 2005 une situation plus favorable des ZUS. Surchômage et pauvreté, mauvaise santé et difficultés scolaires et une délinquance dopée par les près de 7 000 faits de violences urbaines d’octobre-novembre 2005 donnent la mesure du malaise.

Mais, le rapport 2006 marque un progrès dans la connaissance de la mobilisation des politiques de droit commun comme l’avait souhaité le conseil d’orientation de l’ONZUS. Il fait, aussi, le point sur l’état d’avancement à fin 2005 du Programme national de rénovation urbaine (PNRU) lancé par la loi du 1er août 2003, celle-là même qui a créé l’ONZUS. Démolition, réhabilitation, construction, résidentialisation sont désormais bien engagées même si le nouveau visage de nos banlieues ne se dessinera visiblement qu’autour de 2010.

La mise en place de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), la réforme de la Dotation de solidarité urbaine (DSU), la création de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ANCSEC) et la désignation de préfets délégués à l’égalité des chances sont venues compléter le dispositif de la politique de la ville. Au-delà de la multiplicité des outils, il ne faut pas oublier que c’est la même réalité qui est vécue dans les ZUS.

C’est pourquoi les auteurs de ce pré-rapport emettent le vœu de voir la mission de l’ONZUS étendue au champ d’action de l’ensemble de ces organismes et de ces dispositifs. La meilleure articulation entre l’observation, l’évaluation et l’action peut être un élément même de l’efficacité du Plan national de cohésion sociale.

En savoir plus
www.ville.gouv.fr



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