Votre association possède une gestion désintéressée, une activité d'intérêt général, sans fonctionner au profit d'un cercle restreint de personnes, et surtout, ne propose pas de contrepartie lors du versement d'une cotisation ? Soyez heureux, vous pouvez augmenter le montant de vos cotisations sans pour autant vous attirer les foudres de vos adhérents. Mais comment est ce possible ? Il suffit pour cela d'appliquer l'article 200-1ter du CGI. En effet, selon cet article (bien connu de nos lecteurs), les sommes versées à des organismes d'intérêt général et qui correspondent à des dons et versements accorde aux donateurs une réduction d'impôt de 66% jusqu'à 75% du montant de leurs dons annuels dans la limite de 488 €. Au delà , le taux de la réduction tombe à 66% pour la part des dons comprise entre 489 € et 20% du revenu imposable. La part des dons dépassant cette limite au cours d'une année peut être reportée sur les 5 années suivantes et ouvre droit à la même réduction d'impôt, dans les mêmes conditions. Augmentez vos cotisations avec le sourire... A titre d'exemple, pour un don de 100 €, le donateur bénéficie d'une réduction d'impôt de 75 €. Dans le cadre de vos cotisations (déductibles elles aussi), si vous en augmentez le montant de 30 euros (40 au lieu de 10 euros actuellement par exemple), votre adhérent ne paiera toujours que 10 euros puisque la réduction d'impôt sera de 30 euros ! Pas mal pour pallier au désengagement des subventionneurs... Pour permettre à l'adhérent l'application de la réduction d'impôt, l'association doit lui remettre au moment du paiement, un reçu conforme au modèle CERFA 11580*3. Outre l'identification précise du donateur et de l'association bénéficiaire, le reçu doit mentionner la somme reçue (en chiffres et en toutes lettres), la date du versement, la forme du don (don manuel, acte authentique ou sous seing privé...) et le mode de versement (en espèces, chèque...). Le bénéficiaire devra certifier sur l'honneur que « les dons et versements qu'il reçoit ouvrent droit à la réduction d'impôt prévue » par la loi, en précisant de quel article du CGI relève le don et sa déduction possible : article 200 du CGI pour les dons des particuliers. Quelles sont les associations qui peuvent délivrer un reçu de dons ? Comme dit plus haut, seules les associations ayant une gestion désintéressée, reconnues d'intérêt général, ne s'adressant pas à un cercle retreint de personnes peuvent faire bénéficier leurs donateurs ou adhérents d'une réduction sur leurs impôts. L'activité de l'association ne doit pas s'adresser à un cercle restreint de personnes et doit relever d'une des activités citées par l'article 200 du CGI (caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel, mise en valeur du patrimoine artistique, défense de l'environnement naturel, diffusion culturelle, spectacles vivants, etc...). Si l'utilité publique (RUP) ne concerne qu'environ 2 000 associations en France et est attribuée par décret en Conseil d'État, la gestion désintéressée et l'intérêt général sont beaucoup plus largement et facilement reconnus. Qu'est ce qu'une gestion désintéressée ? Simplement, les membres du Conseil d'Administration, et au sens large, tous les dirigeants de droit ou de fait, ne doivent tirer aucun avantage direct ou indirect de la gestion de l'organisme. La condition principale pour bénéficier d'un exonération reste donc le bénévolat des dirigeants. Qu'est ce qu'une activité d'intérêt général ? Pour résumer l'intérêt général au sens du dispositif fiscal, cela implique que l'activité de l'organisme ne soit pas lucrative. Par ailleurs, le versement, qu'il s'agisse d'un don ou d'une cotisation, doit être effectué à titre gratuit, sans contrepartie directe ou indirecte au profit de son auteur. Notre conseil : Pour délivrer des reçus fiscaux, il suffit de remplir les conditions. Nul besoin d'agrément ou d'autorisation préalable. Mais attention, l'administration fiscale contrôle les associations qui délivrent des reçus en application de l'article 200 et le cas échéant, conteste la qualification d'intérêt général (amende de 25% du montant des reçus illicites). Il est donc indispensable avant de se lancer de se renseigner en utilisant la procédure du rescrit fiscal. La demande doit être adressée par lettre recommandée avec avis de réception à la direction des impôts dont relève votre siège social. La réponse de l'administration vous sera fournie par le même procédé dans les six mois qui suivent. Si vous n'avez pas reçu de réponse au bout de six mois, vous pouvez considérer que la réponse des services fiscaux est positive. Dans le cas d'une réponse négative, celle-ci devra être justifiée et motivée. En savoir plus Le formulaire de rescrit fiscal Cerfa N° 5 B-19-08 - N° 103 du 9 DECEMBRE 2008 Cerfa 11580*3 - Reçu au titre des dons à certains organismes d'intérêt général
Voici le tag Internet à sélectionner, à copier et à coller sans transformation dans la page du site où vous allez utiliser cet article. D'avance merci.
Augmentez le montant de vos cotisations avec le sourire ! Votre association possède une gestion désintéressée, une activité d'intérêt général, sans fonctionner au profit d'un cercle restreint de personnes, et surtout, ne propose pas de contrepartie lors du versement d'une ... <a href="https://www.loi1901.com/intranet/a_news/index_news.php?Id=1223" target="_blank">Lire la suite sur Loi1901.com</a>
NAF 2025 : nouvelle nomenclature d'activités dès 2027
07-07-2026
Les nomenclatures d'activités française (NAF) et européenne, évoluent. La NAF 2025 entraînera la modification des codes APE de toutes les associations déclarées. Cette évolution
Consignes de sécurité adaptées : le manque d'informations est préjudiciable
Lors d'une activité sportive ou de loisir encadrée par une association, les consignes de sécurité doivent être clairement affichées afin d'informer les adhérents et membres.
Panorama associatif numéro 162 : début juillet 2026
Le Panorama associatif de Loi1901 a pour objectif de vous détailler plusieurs mesures qui ne peuvent pas faire l'objet d'un article complet, à l'unité, car trop courtes. Au
Subvention : la lucrativité du demandeur en question
30-06-2026
Fiscalement, une association ne percevant que des revenus patrimoniaux (imposables à l'impôt sur les sociétés au taux réduit) sans autre d'activité lucrative et ou répondant aux
Panorama associatif numéro 161 : fin juin 2026
Dirigeant de fait versus dirigeant de droit
On précise, sous cette qualification de dirigeant de fait, les personnes qui ne sont pas désignées conformément aux statuts de l'association, mais qui remplissent des fonctions
Le nouveau Guide d'usage de la subvention est publié
23-06-2026
Le ministère chargé de la vie associative (Direction de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative - DJEPVA) publie un nouveau Guide d'usage de la subvention
Bénéficiaires effectifs : la loi alourdit encore les peines
L'ordonnance du 1er décembre 2016 (entrée en vigueur le 1er août 2017) impose à certains groupements d'identifier et de déclarer leurs bénéficiaires effectifs. Réservé aux entités
Téléservice public : obligation de moyens
20 ans après la loi du 11 février 2005 qui impose une pleine accessibilité des services publics en ligne, on peut dire que la situation n'est pas brillante. De la Cour des comptes
Panorama associatif numéro 160 : juin 2026
16-06-2026
L'accompagnement associatif pour renforcer le pouvoir d'agir des associations
Oui, il existe en France, un réseau de structures de proximité qui proposent un service gratuit d'information, d'orientation, de conseil et d'accompagnement pour que chaque
Le bilan 2020-2026 de Claire Hédon à la direction du défenseur des droits
"Protéger les droits des personnes, c'est protéger leur dignité. La dignité est ce que l'humanité a en commun, et ce qui prévient de toute forme de déshumanisation." Claire Hédon.
Intérêt général et prépondérance de l'activité philanthropique
Une association dont l'activité consiste, pour l'essentiel, à assister des personnes en situation de détresse matérielle et de grande précarité est-elle d'intérêt général ? Une
La lutte contre la fraude aux prestations sociales
Depuis de nombreuses années, la lutte contre la fraude aux prestations sociales, (premier rapport du Défenseur des droits dès 2017), constitue un sujet de préoccupation politique
Harcèlement et discriminations en milieu scolaire, enquête sur les réactions des parents
09-06-2026
La Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) a été adoptée le 20 novembre 1989 par l'Assemblée générale de l'ONU. Il s'agit du premier traité international à énoncer
La protection des lanceurs d'alerte en France
02-06-2026
Depuis l'année 2016, le Défenseur des droits a également pour mission l'accompagnement des lanceurs d'alerte. Il se charge d'informer, d'orienter et de défendre les auteurs de
CER : le HCVA n'est ni pour ni contre
26-05-2026
Suite à une saisine de 102 associations du secteur de l'information et de la communication, le Haut Conseil à la vie associative (HCVA) était appelé à se prononcer sur les dérives
Les outils d'action économique ont un nouveau guide
19-05-2026
Il est la référence incontournable pour les acteurs publics. Oui, le Guide des outils d'action économique est l'un des guides les plus téléchargés de ce secteur d'activité. Il
Pacte sur la migration et l'asile : la mise en oeuvre française
12-05-2026
Le pacte sur la migration et l'asile est un ensemble de nouvelles règles régissant la gestion des migrations et établissant un régime d'asile commun à l'échelle de l'UE, qui
Quand le numérique prend l'Omnibus
05-05-2026
Pour faire face à l'hégémonie numérique américaine, l'Europe a longtemps protégé ses ressortissants avec notamment la RGPD. Hélas, il semblerait que cette époque soit révolue
La loi du 1er juillet 1901 a 125 ans
Avec 1,6 million d'associations actives et plus de 15 millions de bénévoles, le secteur associatif reste, 125 ans après sa naissance, un pilier de la cohésion sociale, de
Simplification de la vie économique : une loi anti ESS ?
Allégement des normes qui pèsent sur les petites entreprises, accès amélioré à la commande publique, nouveaux droits en matière d'assurance dommages et de banque, etc. Mais aussi,
Les pauvres existent, l'Europe les reconnait
Le 6 mai 2026, la 1ère Stratégie européenne de lutte contre la pauvreté a vu le jour. Elle vise à l'éradication de la pauvreté à l'horizon 2050. Bien sûr, il n'y aura aucun
Comment concilier son activité professionnelle et le bénévolat
Le bénévolat est un des piliers essentiels de la vie associative et du lien social en France. Mais il est également profondément chronophage et peut impacter durablement
Les tables Informatique et libertés 2026 de la CNIL publiées
La Cnil vient de publier la version 2026 de ses tables Informatique et libertés. Les tables de la Cnil s'analysent avant tout comme un instrument de droit souple et non
L'entrepreneuriat coopératif et autres débats publics
Depuis de nombreuses années, la question du développement territorial revient au premier plan des débats économiques et politiques. Il faut dire que face aux défis conjoints de la
France Enfance Protégée : enfin une éclaircie dans la prévention de l'enfance ?
France Enfance Protégée (1), mis en place le 5 janvier 2023, regroupe en son sein plusieurs acteurs de la protection et prévention de l'enfance : adoption, enfance en danger et
Comment devenir un fundraiser responsable ?
Le fundraiser, ou collecteur de dons, travaille au service d'organisations faisant appel à la charité. Il organise des campagnes de dons et collecte des fonds pour faire rentrer
La contribution des bénévoles à la Culture en France
La collection "Culture chiffres" présente des repères quantitatifs sur les phénomènes culturels observés dans les champs d'étude et de recherche du Département des études (1), de
Quand le CESE questionne notre modèle de société
Le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) est une institution représentative de la société civile. Aujourd'hui, il a fait le choix d'une démarche plurielle pour