Connaissez-vous le zadisme ? Il est durable, il est visionnaire, il est nombreux

14-01-2014 SOCIETE LIBRE
Il y a eu le zapatisme, le guevarisme, le chavisme et même le mitterrandisme... Et il y a maintenant le zadisme. De quel personnage ce mot avec le suffixe isme est il le nom ? Qui est l'homme politique mystérieux qui se cache derrière ce terme qui glisse en bouche comme le Zadig de Voltaire et de Frédéric Lefebvre ?

Il se présente aux élections municipales ? Il est le favori des sondages ? C'est l'amant secret d'une actrice en mâle de président ? Mais qu'est-ce que le zadisme ?

Le zadisme n'est pas un homme, le zadisme est partout à la fois et ce don d'ubiquité est sa grande force. Il est passé par ici, il repassera par là. Le zadisme, c'est la nouvelle appellation des mouvements de protestation et de résistance citoyenne : la Zone à défendre.

Tout commence avec l'opposition de centaines d'associations et de collectifs à la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le zadisme est né d'un détournement d'appellation. La ZAD, c'est pour les politiques : la Zone d'Aménagement Différé. En d'autres termes, il s'agit d'un territoire sur lequel sera implanté, ou un aéroport, ou une ligne de TGV, ou une portion d'autoroute pour satisfaire les caprices d'un prince qatari, ou un forage qui utilise la fracturation hydraulique, ou un champ de maïs transgéniques...

Passé le temps délicat de l'enquête d'utilité publique (qui n'est ni utile ni publique), les décisions sont vite bouclées et les bulldozers arrivent. Bref, les (mauvaises) intentions ne manquent pas et les raisons de résister non plus.

Le zadisme est donc une Zone à défendre, une zone où s'excitent les passions, se forgent les tempéraments, éclot une démocratie participative et germent des idées pour demain.

Car il ne s'agit pas seulement de résister et d'empêcher. Le zadisme est aussi porteur de propositions nouvelles et souvent ambitieuses. Certains "penseurs" des différents collectifs s'inspirent par exemple des théories de l'anglais Rob Hopkins pour proposer des alternatives crédibles de "villes en transition" (1) où se mettent en place la "permaculture" (2) et "autres approches durables".

Le zadisme est un mouvement à suivre, il est porteur d'un temps nouveau, celui qui transforme le citoyen en acteur de son propre développement et ce n'est pas le moindre de ses avantages. Alors, vive le zadisme !

En savoir plus
Un site très intéressant à découvrir : ZAD NADIR

(1) Rob Hopkins est né en 1968 à Londres. Il est enseignant en permaculture. Il est l'initiateur du mouvement des villes en transition. L'un des exemples souvent cité est celui de la ville de Totnes située au sud du Devon en Angleterre.

(2) La permaculture est un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole durable, très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant...) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à créer un écosystème productif en nourriture ainsi qu'en d'autres ressources utiles, tout en laissant à la nature "sauvage" le plus de place possible.
www.permaculture.fr



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