Pas de voile en France sur les terrains de sports

16-04-2013  LIBRE
Sans tomber dans la laïcité absolutiste, plusieurs évènements récents sont de nature à remettre en cause les exigences de neutralité et de non-discrimination dans le sport, pourtant inscrites dans les règlements sportifs.

La Fédération internationale de football - FIFA - en levant l'interdiction du port du foulard islamique sur les terrains de football a ouvert la boite aux pandores...

Le Comité international olympique et certaines universités françaises ont naturellement emboité le pas et ce sont empressés d'autoriser la participation d'athlètes voilées aussi bien pendant les Jeux que sur les stades universitaires.

Or, le sport a toujours eu un caractère universel et une vocation de rassemblement, en dehors de tout particularisme. Laisser la religion mettre un pied dans la pratique sportive, c'est prendre le risque de brouiller encore un peu plus les cartes du "vivre ensemble". Risque inutile par les temps qui courent...

Réponse du ministère publiée au JO le 09/04/2013
La position du Gouvernement est claire : on ne porte pas de voile pour faire du sport. Un terrain de football, un stade, un gymnase, un dojo ne sont pas des lieux d'expression politique ou religieuse.

Ce sont des lieux de neutralité où doivent primer les valeurs du sport : l'égalité, la fraternité, l'impartialité, l'apprentissage du respect de l'arbitre, de soi-même et de celui d'autrui.

Il appartient donc au mouvement sportif français de faire en sorte que les règlements respectent ces valeurs, tout en garantissant l'absence de discrimination et une stricte égalité hommes-femmes.

En effet, nul ne doit être écarté de la pratique sportive en raison de ses opinions religieuses ou politiques.

Le sport est un formidable levier d'intégration, de lutte contre l'échec scolaire, d'émancipation et de réduction des inégalités sociales et culturelles.

Le Gouvernement et l'ensemble des acteurs du monde sportif restent vigilants, mobilisés et déterminés à empêcher que le sport ne devienne un lieu de tensions, de sexisme ou d'exclusion.

En savoir plus
Question posée par Mme Monique Rabin (députée PS - Loire-Atlantique) à Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative.



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