Pour sept minutes de terreur

26-11-2018 SOCIETE LIBRE
Ce lundi 26 novembre à 20 heures 54, la Nasa va essayer de poser l'atterrisseur InSight dans la plaine d'Elysium sur la planète Mars. La descente à travers l'atmosphère durera six minutes et demi. Les américains nomment ce délai : "Les sept minutes de terreur". Il faut dire que sur les 43 missions sur ou autour de Mars, 25 ont échoué. Un seul engin martien, "Curiosity", est encore actif aujourd'hui.

Le sol martien est une petite casse spatiale avec des engins américains, russes et européen qui se couvrent petit à petit de poussière dans le grand silence de la planète rouge.

La mission InSight a pour objectif principal d'écouter battre le coeur de Mars afin de mieux comprendre "l'évolution des planètes telluriques à travers l'étude de la structure interne de Mars". Un autre objectif permettra une "étude approfondie de l'activité tectonique et de l'impact des météorites sur Mars". Une analyse qui fournira des indices sur des phénomènes équivalents ayant lieu sur la Terre.

Pour cela, l'atterrisseur InSight abrite dans sa cale un sismomètre de 3kg, SEIS, entièrement assemblé à Toulouse par le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales). C'est lui qui aura la lourde charge d'écouter les craquements de la planète et de recueillir les données. Véritable défi technologique, SEIS est une machinerie de haute précision dont la mise au point a demandé plus de 20 années d'efforts à l'équipe technique d'Instrumentation Spatiale de l'IPGP (Institut de Physique du Globe de Paris).

Dans la cale de InSight, aux côtés de SEIS, se trouve un autre instrument, allemand celui-là, le HP3. Une sorte de thermomètre chargé de capter les flux de chaleur venant des tréfonds. Comme une taupe, il s'enfoncera dans le sol jusqu'à 5 mètres de profondeur. Il restera relié par une laisse à l'atterrisseur. Les données collectées permettront de déduire la vitesse de refroidissement de la planète, et donc la puissance dissipée par le "moteur planétaire".

Ce soir, lundi 26 novembre, nous serons nombreux à attendre le "Bip" libérateur chargé d'indiquer que la mission s'est bien déroulée et que l'atterrisseur s'est posé en douceur sur Mars. Bip qui sera sans aucun doute accueilli par une clameur, que ce soit au centre de contrôle de la Nasa qu'au Cnes de Toulouse. Des centaines d'ingénieurs à travers le monde unis dans un même élan, une même joie, un même bonheur. Un Bip qui nous donnera à rêver. Un Bip de rêve...

En savoir plus
La photographie qui illustre l'article représente les bureaux du CNES à Toulouse avec l'équipe d'ingénieurs qui a développé SEIS.

Le site du CNES

Le site de l'IPGP (Institut de Physique du Globe de Paris)



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