S'il n'existe pas encore de consensus sur le terme à employer pour qualifier l'apport des associations à leurs bénéficiaires et à la société (utilité sociale, valeur sociale, impact social, etc.), en revanche nos financeurs institutionnels (ou pas) nous obligent de plus en plus à démontrer les effets réels de notre action sur les bénéficiaires et sur le territoire. Il ne suffit plus de faire ni de le faire savoir, il faut maintenant la preuve de l'utilité de notre savoir-faire. Ce glissement dans cette nouvelle forme d'exigence est le résultat d'un raisonnement économique que nous connaissons tous par ailleurs. Le "marché" se gargarise de statistiques et d'algorithmes comme si la recherche de la preuve était la preuve elle-même. Le "marché" quantifie tout, rien n'échappe à sa rapacité. Cela lui permet de spéculer aussi bien sur la découverte d'un gisement de pétrole que sur la valeur du blé. Il n'y a plus de hiérarchie dans les besoins humains, simplement des chiffres, des dates de valeurs, des statistiques et des montants. Tout est mesurable puisque tout se vend. Jusqu'à là, le secteur associatif était préservé de cette vision utilitariste de l'autre. C'était même, selon certaines enquêtes, la raison pour laquelle de nombreux jeunes cherchaient à travailler au sein de nos structures. Donner un sens à son existence par le choix d'un travail en dehors du libéralisme débridé. Mais sous l'action combinée des "laboratoires d'idées" comme la Fonda et des organismes "au service des associations" comme l'Avise (1), le libéralisme s'est imposé jusque sur nos rivages. Nous avons longtemps été les seuls à juger sévèrement cette dérive. Nous avons même été largement moqués. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Mais hélas, le loup libéral est bien dans la bergerie et il a fait des petits en grand nombre. Nous avons reçu la lettre d'information de la COFAC (Coordination des Fédérations et des Associations de Culture et de Communication) qui est une coordination qui rassemble une vingtaine de fédérations (plus de 40.000 associations) culturelles. Elle pèse donc un certain poids, voire un poids certain. Marie-Claire Martel est la Présidente de la COFAC. Son édito de mars 2018 est le parfait éclairage de ce que nous dénonçons depuis si longtemps. Bonne lecture.
Nous n'avons rien à ajouter à ce constat, sinon que nous nous sentons moins seuls. Merci madame. En savoir plus (1) ESS et création de valeur : un petit rapport pour une grande imposture et L'initiative French Impact : une couche de plus sur le mille-feuille social et solidaire Le site de la COFAC (Coordination des Fédérations et des Associations de Culture et de Communication) Comment l'Avise "vend" la mesure de notre "utilité sociale" Comment le LaboESS "vend" la mesure de notre "utilité sociale" Comment la Fonda, l'Avise et le LaboESS s'unissent pour "vendre" la mesure de notre "utilité sociale" auprès des financeurs et autres décideurs depuis des années
Brève en copie partielle autoriséeVoici le tag Internet à sélectionner, à copier et à coller dans la page du site où vous allez utiliser cet article. D'avance merci.
Associations et bénévoles : chaque jour il vous est demandé de justifier votre utilité sociale S'il n'existe pas encore de consensus sur le terme à employer pour qualifier l'apport des associations à leurs bénéficiaires et à la société (utilité sociale, valeur sociale, impact social, etc.), en revanche nos <a href="https://www.loi1901.com/breves_associatives.php?moteur1=1192" target="_blank">Lire la suite sur Loi1901.com</a>
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