Appel de la Fédération Nationale des Amis de la Santé

25-10-2011  LIBRE
A la suite de nos deux articles : Appel aux associations et Une semaine sans les associations, nous ne pouvons que relayer l'appel de cette fédération. Il nous est agréable de constater une convergence réelle entre nos demandes et celles de cette fédération, même si cette dernière le fait dans le cadre de ses activités.

La Fédération Nationale des Amis de la Santé, a été fondée en novembre 1978 à Strasbourg. Sa mission a été reconnue d'utilité publique par arrêté du 17 janvier 1991. Il s'agit d'un groupement d'associations départementales d'informations, de sensibilisation et de lutte contre l'alcoolisme.

Elle a pour but de représenter auprès des services publics, semi-publics, organismes médico-sociaux, associations familiales et autres, toutes les associations membres qui offrent leur aide aux usagers abusifs de l'alcool de tous les milieux.

Lors de son dernier congrès, tous les adhérents des Amis de la Santé ont voté à l'unanimité une résolution qui a été envoyée aux députés et sénateurs. Cette résolution constate notamment que "la maladie alcoolique, en période de crise économique, fait de plus en plus de victimes" et demande, entre autres, "la cessation du tabou et de l'anonymat qui entoure la problématique de l'alcool dans notre pays."

Mais, les participants au congrès ont également demandé aux autorités gouvernementales :
- plus de considération et de respect de leurs activités ;
- la prise en charge à leur juste valeur des frais incontournables de structure et de fonctionnement ;
- la revalorisation des subventions conforme à l'indice du coût de la vie ;
- le raccourcissement des délais d'instruction des dossiers de demande de subvention ;
- la fin de la multiplicité des dossiers justificatifs de demandes de subventions avec des critères en perpétuelles remises en cause ;
- un véritable dialogue entre organismes financeurs et associations pour éviter des décisions arbitraires contraires à l'intérêt de la santé ;
- la cessation du tabou et de l'anonymat qui entoure la problématique alcool dans notre pays ;
- la facilitation d'accès des militants formés dans les entreprises et surtout dans le milieu de l'éducation en qualité d'hommes et de femmes d'expérience, ceci en corrélation avec les plans gouvernementaux qui le demandent ;
- un accès normal et régulier à tous les supports d'information de la presse et tous autres moyens de communication ;
- une simplicité des dossiers de demandes de subventions en ligne ;
- la prise en charge des salaires des candidats d'une ou plusieurs journées de formation et la facilité de bénéficier de ces mesures ;
- l'instauration et le respect d'une journée sans alcool dans notre pays.

Réponse du ministère publiée au JO le 18/10/2011
La consommation d'alcool, deuxième cause de mortalité évitable en France après le tabac, constitue un enjeu de santé publique majeur. En matière de communication, d'information et de prévention, les pouvoirs publics ont entrepris depuis la seconde moitiédes années 90, d'alerter le public sur les conséquences sanitaires à long terme de l'usage à risques.

Les pouvoirs publics s'appuient sur le réseau associatif qu'ils accompagnent, soutiennent et financent, tant pour les aspects de prévention, et de sensibilisation du public, que de prise en charge, d'entraide et d'accompagnement.

À cet égard la direction générale de la santé reconnaît et subventionne depuis de nombreuses années les différents mouvements d'entraide pour leurs actions remarquables au service des malades et de leur entourage ainsi que leurs nombreuses interventions en milieu professionnel ou scolaire.

Ces mouvements d'entraide interviennent également en complément du dispositif de prise en charge et de soin, ainsi qu'en soutien, au-delà des cures suivies par les patients.

Dans un souci de progression, ces associations ont initié un processus de rapprochement au sein de la coordination des associations et des mouvements d'entraide reconnus d'utilité publique (CAMERUP).

Le ministère chargé de la santé accueille avec bienveillance la création de cette coordination susceptible de donner une plus grande visibilité aux mouvements d'entraide.

Elle pourra notamment s'emparer de la communication concernant la problématique alcool, facilitant ainsi le travail des militants, la prise en compte de leurs besoins en formation par les pouvoirs publics et la participation à la représentation, au sein d'instances internationales, pour l'installation d'une journée sans alcool.

Notre avis :
On ne pouvait pas espérer que le ministère réponde de façon précise sur des demandes comme :
- la revalorisation des subventions conforme à l'indice du coût de la vie;
- le raccourcissement des délais d'instruction des dossiers de demande de subvention ;
- la fin de la multiplicité des dossiers justificatifs de demandes de subventions avec des critères en perpétuelles remises en cause ;
- un véritable dialogue entre organismes financeurs et associations pour éviter des décisions arbitraires contraires à l'intérêt de la santé ;
- etc... Mais, tôt ou tard, ces demandes légitimes trouveront un écho de plus en plus grand et ce jour là, l'Etat devra enfin assumer ses responsabilités.

En savoir plus
(1) Question posée par M. Michel Liebgott (député PS - Moselle) à M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé.

(2) Lire et relayer nos deux articles :
Une semaine sans les associations - Lettrasso du 20-09-2011

Appel aux associations - Lettrasso du 11-10-2011

Publicité


Partenaire

Depuis 1999 au service des associations

Communic'Asso : pour communiquer auprès des associations

Logiciel comptable pour associations : Comptasso-win TXA

Votre site internet complet à un prix associatif

Please enable / Bitte aktiviere JavaScript!
Veuillez activer / Por favor activa el Javascript! [ ? ]