Le rapport Attali a oublié les associations

17-03-2008
De nombreuses professions auraient sans doute apprécié le fait d’être oubliées par le fameux rapport Attali. On pense bien sûr aux taxis. Mais les municipales sont terminées et le rapport va retrouver une actualité. D’autres corporations vont dans les prochains mois faire entendre leur désaccord voire leur opposition aux décisions de ce rapport, dont le Président de la république avait dit (le 23 janvier 2008) qu’il les suivrait toutes sans exception...

A la lecture fastidieuse propre aux documents de ce genre (245 pages), mais néanmoins enrichissante, en raison de l’étendue du champ balayé, il se révèle un point pour le moins surprenant, le mot association n’est trouvé que 4 fois et les associations ne font l’objet que d’une seule ”décision”, la numéro 155 qui est au monde associatif ce que Jérôme Kerviel est à la finance...

Que dit la décision* numéro 155 ?
Développer la microfinance : Fournir aux habitants des quartiers les moyens de mettre au point un projet d’entreprise.

Afin de permettre aux porteurs de projets dans les quartiers de créer leur entreprise (commerce de proximité, agence de haute technologie), il est proposé de développer des associations d’accompagnement aux micro-entrepreneurs, en charge notamment du soutien auprès des banques et des institutions spécialisées pour l’obtention de micro-financements.

Il est aussi recommandé de diminuer les délais d’exécution des procédures administratives de création et de gestion d’entreprise (obtention du Kbis, de financements ACCRE – Aide pour les chômeurs, créateurs et repreneurs d’entreprises –, etc.).


La libération de la croissance française ne passera pas par les associations. Un oubli regrettable s’agissant d’un secteur d’activités dont on sait qu’il est tendanciellement plutôt créateur d’emplois.

A suivre donc...

En savoir plus
Nommer décision ce qui devrait être appelé conseil est assez représentatif de ce que les membres de cette commission pensaient d’eux même et de leur importance. Une décision est politique, car elle émane d’un exécutif élu, donc souverain. Une commission n’est ni élue, ni représentative. Elle n’est que le fait du prince et à ce titre uniquement consultative. ”Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde”, disait Camus...
Le rapport Attali complet au format PDF
Le site Libération de la croissance



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