Le suicide des jeunes sous surveillance

28-02-2005
Le 25 janvier 2005 disparaissaient deux jeunes filles de quatorze et quinze, Noémie et Clémence, dont la première fut retrouvée morte au pied de la falaise du Cap Gris Nez, dans le Pas-de-Calais. Ce drame a ému l’opinion, parce que Noémie et Clémence avaient multiplié en vain les appels au secours, allant même jusqu’à prévenir de leur geste sur internet, ou à décompter sur leur chair les jours de vie restant. Alors, pour ne pas oublier Noémie et Clémence, et avec elles les cinquante mille jeunes qui veulent chaque année la mort, l’association citoyenne Faut qu’on s’active* a décidé d’apporter sa contribution, en mobilisant les jeunes eux-mêmes pour faire de la prévention (débats, actions de sensibilisation, veille, assistance).

C’est comme çà qu’est né le projet VIE J, pour que la société soit plus vigilante sur le sort de ses enfants, pour que les jeunes eux-mêmes se sentent acteur de leur devenir, pour qu’aucun appel au secours ne reste sans réponse. VIE J est un réseau de veille et d’assistance pour les ados désorientés, animé par un réseau de jeunes et d’adultes sensibilisés au sujet, en lien avec des professionnels.

Le site de l’association Faut qu’on s’active! a créé son propre blog. Celui-ci met à disposition des internautes différents outils pour aider ceux qui accepteront de participer au réseau VIE J.

Voici les principaux outils proposés
1. une « bouée de sauvetage » à envoyer lorsqu’un jeune appelle au secours sur internet. Il ne s’agit pas d’entamer directement le dialogue, mais de délivrer un message positif, quelques informations, et d’inviter à rejoindre un espace collectif de dialogue ;

2. des armes pour les « corsaires » qui en naviguant sur le net trouveront des sites ou des blogs particulièrement morbides ou à la dangerosité manifeste. Nous leur proposerons de les aborder, de leur demander de diffuser des messages de prévention et à defaut de les polluer. Les plus dangereux seront signalés à la police ;

3. des « balises » qui sont autant de témoignages de jeunes ou d’adultes qui ont surmonté leurs moments difficiles, mais aussi des poèmes, des pages de lecture, des morceaux de musique, des extraits de pièces de théâtre .. ;

4. un « phare », forum de discussion, destiné à prolonger le dialogue avec des jeunes et des adultes formés à l’écoute, ouvert vingt quatre heures sur vingt quatre ;

5. une « boussole », espace d’informations pratiques pour comprendre, se former, signaler les intervenants du secteur, échanger entre professionnels, aller plus loin, enrichir les outils de la veille ;

6. un SOS à envoyer sur d’autres sites et à la presse, pour relayer partout notre appel à la vigilance.

Alors, à vos claviers !

En savoir plus :
*Constitué en association en décembre 2003, à la suite d’une rencontre à Calais entre des lycéennes boulonnaises déçues de l’après 21 avril 2002 et de jeunes militants associatifs, syndicaux et politiques de la région, le mouvement Faut qu’on s’active ! a trouvé en quelques mois un écho important dans les médias et l’opinion : 250 militants et sympathisants, 10 groupes créés ou en gestation dans la région, des demandes d’implantation ailleurs, 100 connections par jour sur le site internet, des soutiens nombreux. Bref, une asso qui s’active vraiment !
www.fautquonsactive.com



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