Plan de cohésion sociale

06-07-2004
La Fnars (Fédération Nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale) a pris connaissance du plan de cohésion sociale présenté le 30 juin 2004 par le gouvernement et souhaite, avant la conférence nationale de lutte contre l’exclusion qui aura lieu ce mardi 6 juillet 2004, faire les observations liminaires suivantes.

1. Elle se félicite d’un retour partiel à une philosophie plus respectueuse des personnes les plus fragiles fondée sur la nécessité de les accompagner socialement dans la durée. Cette approche, dont elle regrette qu’elle ait été abandonnée depuis deux ans, lui paraît en effet plus cohérente et plus conforme à la réalité des situations de pauvreté et d’exclusion.

2. Elle s’interroge néanmoins sur les moyens susceptibles d’être mobilisés pour mettre en oeuvre ce plan, l’effort budgétaire n’est en effet réellement significatif qu’à partir de 2007 et il apparaît dans tous les cas largement insuffisant au regard de l’ambition des objectifs affichés.

3. Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’Etat doit également tenir rapidement et sans attendre 2005 les engagements qu’il a pris pour consolider le secteur de la lutte contre l’exclusion (CHRS, urgence, ALT, FSL, contrats aidés...) qui rencontre de graves difficultés financières.

4. La Fnars redoute également que certaines des mesures proposées, notamment celles relatives à l’emploi et à l’insertion professionnelle, ne touchent que les personnes les mieux insérées, laissant sur le bord de la route les personnes en grande exclusion.

5. Elle souhaite qu’à côté des élus et des services de l’Etat, la place des associations soit mieux précisée et reconnue dans la mise en oeuvre territoriale du plan.

6. Elle s’étonne par ailleurs que le plan ne fasse aucune référence au ”Plan Européen de lutte contre l’exclusion sociale” adopté en 2001 qui constitue pourtant un cadre de référence incontournable.

7. Elle souligne enfin que le plan reste flou sur les conditions d’un nécessaire pilotage interministériel ainsi que sur les outils d’évaluation et de suivi. Elle demande que des moyens soient trouvés pour mettre en place un dispositif d’observation et de suivi de l’effectivité des mesures mises en oeuvre et de leurs effets, qui implique pleinement les associations.

La Fnars regroupe 750 associations et organismes gérant 2 200 centres et services dont 700 ont l’habilitation Aide sociale CHRS.

En savoir plus
Le site : www.fnars.org



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